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Samedi 14 janvier 2006

 

 

 
 
La RESISTANCE 39-45 dans le Champsaur

French resistance 39 45  in Champsaur

 

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Je dédie cet article au Pr Marcel francis Kahn, résistant à l'age de 15 ans à Chauffayer ...........et à ses compagnons d'armes  .
 





Resistants.jpg  
Henri Frenay ,   Jean Moulin ,  Berthe Albrecht , Henri Roi-Tanguy .
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.You can read this article in English. Click on : TRANSLATE  ( 1 minute )

 
La mémoire collective a un souvenir très vif des hauts lieux de la Résistance 39 – 45 comme le Massif du Vercors , le plateau des Glières , ou le Mont Mouchet . Mais il faut savoir que  le Dauphiné a été également retenu par l'histoire comme un lieux de résistance très sérieux .Et nous allons voir dans cet article , à quel point le maquis du Champsaur avait préparé et favorisé la remontée fulgurante des américains en Aout 1944  par la route Napoléon : 8 jours entre le débarquement de Provence et son entrée à Grenoble !

Nous avons en mémoire  par ailleurs  les noms de résistants illustres  comme Jean Moulin bien-sûr , Rémy Fresnay , JP Lévy, ou Emmanuel D’Astier de La Vigerie , et bien d’autres encore .
Mais on se rend compte que la résistance fut bien plus large que cela , étendue dans tout le pays , diffuse , touchant tous les milieux sociaux surtout à partir de 1941 .

 

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En début de guerre , la résistance a du mal à s'organiser .
 

En tout début de guerre un grand nombre de réseaux ne s’organisent qu'avec beaucoup de difficultés , indépendants les uns des autres malheureusement , à partir d’affinités géographiques , politiques , humaines . Cette résistance n’est pas vraiment efficace même si elle est marquée par des actes d’héroïsme et de coups d’éclats . Londres d’ailleurs se méfie de tous ces groupes qui lui échappent   et ne fournie pas l’aide nécessaire en arme ou en matériel de communication . Les anglais se méfient également de De Gaulle , ne lui donnant les informations qu’au « compte gouttes » et le plus souvent au dernier moment . 
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Le grand mérite de De Gaulle est d’avoir pressenti la  faiblesse d’une Résistance éparpillée , et d’avoir tout fait pour unifier , rassembler ces différents groupes . 
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  Sabotage par les maquisards d'un train . 
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Un évènement grave va révéler et catalyser cette résistance . En effet Jean Moulin , alors préfet de l’Eure et Loire est brutalement arraché de son bureau le 17/06/1940 par les SS, pour signer un document et reconnaître la responsabilité de soldats noirs de l’armée française dans le viols de femmes et le massacre d’enfants . Assuré initialement de la correction des allemands il découvre en réalité l’extrême violence des SS . Il refuse de signer . Conduit alors sur le charnier , il est roué de coups , reçoit des coups de crosses , de pieds en plein visage . Il refuse toujours . Finalement il est conduit à la prison de Chartres et mis dans une  cellule lugubre avec un sénégalais . La nuit même , il décide de se suicider en se tranchant la gorge ( cet épisode m'a beaucoup surpris , car pour mettre un homme de son envergure  , dans un état suicidaire en une seule journée , c'est qu'il avait du voir des horreurs...... )  . On le retrouve inanimé vers 5h du matin , et conduit à l’hôpital de toute urgence . Le 22 juin , le Dr Foubert prend sur lui la responsabilité de le faire sortir . 
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Jean-Moulin-2.jpg

Jean Moulin décide alors , après de tels évènements et sa prise de conscience , de rejoindre le 20 septembre De Gaulle à Londres . Il a 41 ans . De Gaulle lui confie la lourde ( et très risquée ) tâche d’organiser et d’unifier la résistance et deviendra le président « du Conseil National de Résistance »

 
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Histoire et génèse  de la Résistance Nationale  .
 



Avant tout il faut bien comprendre que cette résistance a été  de nature idéologique bien-sûr et humaine car il était insupportable de voir sa Patrie occupée  .

Certaines choses  vont  toutefois catalyser et amplifier cette résistance à partir de 1941 .
 
1 / De Gaulle en est l’instigateur dès l’appel du 18/06/1940 comme nous venons de le voir , entouré d’hommes de qualité comme Jean Moulin , Chaban-Delmas , qui connaissent le terrain , et font des aller-retours entre Angleterre et France .
 

2/ Les Français découvrent les exactions des SS et la barbarie de leurs actes …….et l’humiliation . 
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. village-detruit-vercors.jpg
Village du Vercors . Dévastation !
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3/ Hitler attaque le 10 juin 1941 l’URSS malgré un pacte de « non agression » . Jusque là les communistes français étaient réservés . Ils se décident donc d’entrer massivement dans la résistance en créant leur propre réseau . On sait à quel point ils prirent une grande part à la libération de Paris ……au point de faire peur à De Gaulle .
 

4 / Le débarquement des alliés en Afrique du Nord le 11 novembre 1942 , poussent les allemands par prudence à dissoudre l’armée française d’armistice . Ils envahissent le sud de la France qui était en zone libre . Conclusion , les casernes se vident et rejoignent le maquis , en particulier les Chasseurs Alpins . 
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. Chasseurs-alpins-2.jpg

Chasseurs Alpins au Plateau des Glières .Libérés de leurs obligations , ils  rejoignent le maquis . Ils furent la "bête noire"  des allemands ,  leur  priorité .



Chasseur-alpin---une-excellente-formation-militaire-copie-1.jpg
L'excellente formation militaire  des chasseurs alpins  et leur parfaite connaissance  du terrain , leurs avaient permis de créer des zones inaccessibles aux allemands . On a pu parler de " forteresse du Vercors ". ....malheureusement on connait la suite .

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5 / Enfin l’institution le 20 février 1943 du « Service du Travail obligatoire » pour les hommes de 20 à 23 ans . Beaucoup refuseront et rejoindront la résistance intérieure .
 
 
Le général De Gaulle insistera beaucoup auprès des alliés pour exploiter plus largement la résistance intérieure française . Cela lui sera refusé . Sentant venir le débarquement en Provence il redemandera qu’une division française aéroportée soit parachutée sur le Dauphiné pour encadrer ce formidable potentiel humain de résistance . Nouveau refus . Le général voulait à tout prix instituer dans cette région le « Gouvernement Provisoire de la République » ( GPR ) . Mais là aussi on lui met des bâtons dans les roues .

Une des qualités du général à cette époque , et qui est rarement soulignée , fut de ne pas baisser les bras et de faire le maximum avec ce qui lui était imparti , en mettant (à ce moment là ) son orgueil sous les pieds . Cela explique par contre sa politique quelques années plus tard , face à l’OTAN , ou aux allés ….. 
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                        Résistance dans le Champsaur 



Ce qui vient d'être dit sur l'émergence de la  Résistance en France , demeure  vrai pour le Champsaur  avec deux nuances toutefois :

1 / C'est à priori l'institution du "Service du Travail obligatoire " en 1943  qui a fourni le plus grand nombre de jeunes résistants aux FFI .Ces jeunes vont donc rejoindre le maquisards de Chauffayer , St Firmin , La Laye , St Bonnet , La Fare ....et surtout Champoléon . Cette vallée fut un lieu de regroupement important de la résistance . 

On peut également citer dans la même catégorie , les jeunes alsaciens refusant d'intégrer l'armée allemande et qui rejoignent   la Résistance  . Ce fut le cas à Champoléon pour 20 d'entre eux  .Certains ont appris plus tard que leur famille en Alsace avait été déportée suite à leur désertion ! On se rend compte que les Allemands ne laissaient rien au hasard . Cette information m'a beaucoup fait réfléchir : entrer dans  la résistance c'était une chose , engager sa famille en était une autre .......

Cette photo date de Février 1943 . Il s'agit du groupe de résistants des Garnauds à Champoléon . Pierre Poutrain ( le frère du Père Louis Poutrain ) debout , deuxième à gauche fut capturé dans la cabane où il se cachait  et fusillé le 19/06/1944 . Son frère le père Louis fut déporté . Nous parlons d'eux un peu plus loin .



2 / Et par ailleurs il  faut bien comprendre que l'attachement d'une population rurale à sa terre n'est pas un vain mot . Il était insupportable aux Champsaurins , eux qui connaissaient  le moindre chemin , village ou sommet ....de voir débarquer des allemands qui voulaient imposer leur loi et qui plus est , avec violences . 



L'obsession des FFI , les armes et  les moyens de communication .



Comment s'attaquer à un ennemi aussi puissant que ne l'était l'armée  allemande , aussi structurée et équipée .Le travail de la résistance devait donc s'inscrire dans le temps , se faire méthodiquement , de façon intelligente  .

Le premier travail  des maquisards , fut de récupérer  toutes les armes du secteur . Il s'agissait d'une  action dangereuse  pour eux-mêmes et pour la population qui y contribuait .Ils organisèrent par ailleurs et récupérèrent  des parachutages d'armement sur le plateau d'Ancelle .

Deux jeunes Saint-Cyriens , Rouxel ( 22 ans ) et Radius ( 22 ans ) et le sous-lieutenant Vollaire encadrèrent et formèrent les jeunes résistants de la vallée .  Le centre de leur action se situait sur les villages de Champoléon et de Prégentil . 

Le Groupe de Résistants de Prégentil ( photo extraite du livre du Père  Louis Poutrain :"la déportation au coeur d'une vie" ) .Ces jeunes Alsaciens  étaient cachés par  Louis Poutrain . Ils refusaient tous d'intégrer l'armée allemande . De gauche à droite : Emile Arnaud , René Baumann , Pierre Poutrain ( fusillé le 19/06/1944 après avoir été capturé dans sa cache ), Léon Specklin , Armand Hengy , Henri Parmentier ( tué au combat à Laye le 17/07/1944) .
Le père Poutrain , en les voyant s'entendre si bien , prêts à rendre service à tout moment et parfois au péril de leur vie , disait d'eux dans son livre :  "quelle belle jeunesse..... ".


A propos également de ce groupe , je cite le livre de Léon Specklin ( 22 ans à l'époque )  "  A Champoléon  , il y avait deux camps de maquisards : un aux Tourronds et un autre aux Méoullions ( le groupe de Prégentil se joignait souvent à eux ).... Un matin nous nous sommes retrouvés dans le bois au dessus du pont de Corbières , nous présentions les armes au Colonel Descours , un des commandants du Vercors .  Le soir nous avons transporter des armes cachées dans une grotte et nous les avons déposées avec l'aide des 2 maquis dans une cachette non loin des Borels . Un autre soir nous eûmes aux Garnauds  la visite du père du sous-Lieutenant Vollaire , un ancien colonel de réserve
......Il nous disait son espoir d'une victoire prochaine , et nous rappelait que nous aurions une carte importante à jouer ....les responsables militaires savaient qu'ils pouvaient compter sans réserve sur les jeunes résistants de la vallée ...."

Ce texte est plus riche qu'il n'y paraît . On y découvre que la hiérarchie militaire du Vercors encadrait la Résistance du Champsaur , que certains militaires de réserve y participaient , que beaucoup d'actions se passaient la nuit , que les armes commencaient à affluer ......

Juste après ce passage d'ailleurs on apprend qu'on demandait à ces jeunes d'aller informer la nuit , tel ou tel  village avoisinant : tous étaient volontaires , tous étaient partants pour prendre ce risque . A cette époque le bruit courrait déjà qu'un  débarquement était éminent .


parachutage-mat--riel-Champsaur-1943-copie-1.jpg

                         Parachutage du matériel .......les vélos sont très appréciés comme moyen discret pour se déplacer ...et  gagner du temps  .


Deuxième objectif  : cacher toutes les personnes susceptibles d'être arrêtées : les juifs , les résistants connus , les jeunes qui refusaient le STO .....Ces personnes  trouvaient refuge , soit dans la montagne  ( comme dans le Vercors ) soit chez l'habitant. A Chauffayer deux familles juives ont été cachée par Jean Jourdan , instituteur révoqué par Vichy   :  ces deux familles ont été sauvées .
La résistance procurait à ces jeunes ( et moins jeunes ) des fausses pièces d'identité , grâce d'ailleurs à l'administration française , des papiers qui les rajeunissaient afin d'éviter le travail obligatoire ( STO ) .
C'est à cause de ces faux papiers que le groupe de "Prégentil " s'est fait démasquer . Un collabo s'est introduit dans le groupe , a repéré les faux papiers , les habitudes du groupe , et les allemands sont intervenus et ont fait une rafle .
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maquisards-se-cachant-dans-la-for--t.jpg Ces hommes vivaient dans la montagne  , dans des conditions très difficiles . Se faire attraper était synonyme d'exécution sommaire .





Ex--cution-sommaire-de-maquisards-par-les-allemands-copie-1.jpg


Quelle tristesse ! Sur aggrandissement , on voit plusieurs soldats sourirent. C'est à remettre bien-sûr dans le contexte de l'époque !


 


La dramatique rafle de Prégentil

 



Dans le Haut Champsaur ,  l'ancienne ferme de Prégentil, déjà citée plusieurs fois fut un lieux de Résistance très connu ........ 
En effet l'abbé Louis Poutrain et son frère Pierre fondèrent en 1941 un lycée professionnel pour l'enseignement de la menuiserie  . Jusque là , rien de répréhensible .Mais en 1942 ils accueillirent 20 jeunes Alsaciens ( logés à la cure ) qui ne voulaient pas être enrôlés dans l'armée allemande puis dans la foulée accueillirent également une vingtaine de jeunes réfractaires au STO ( logés dans le lycée : de faux papiers leurs permettaient de tricher sur l'âge et donc de rester au lycée ).Tout cela était bien-sûr en lien avec la Résistance locale et en particulier avec le lieutenant Radères et le sous lieutenant Radius ( Collart dans la résistance ) .



Photo transmise par Mr Robert Faure  ( historien du Champsaur et journaliste ) . Il a eu l'amabilité d'apporter quelques corrections utiles dans ce long article sur la Résistance .
C'est dans ce bâtiment que l'abbé Poutrain avait fondé en 1941 une école professionnelle pour l'enseignement de la menuiserie. Et c'est dans cette école que logeaient une vingtaine de jeunes de la région réfractaires au S.T.O.

Dans la nuit du 12 au  13 novembre 1943 la Gestapo et la Whehrmacht ( 400 soldats )  cernent le village  , arrêtent toutes les personnes présentes à la cure  .
 Les  résistants, avertis à temps, avaient pu quitter Prégentil pour fuir dans leurs caches en montagne . Ce fût le cas en particulier du frère de Louis Poutrain , au grand dépit des allemands qui le prenaient pour un des principaux responsables . Nous expliquerons comment il fut arrêter quelques temps plus tard, torturé à Gap et fusillé . ( je parle  longuement de Pierre Poutrain, tout à fait en fin d'article et du témoignage que Louis Poutrain fît sur son frère : admirable ) . 

 

R--sistance----Pr--gentil-1943.jpg

Le Père Louis Poutrain à droite , quelques heures avant la rafle . Il fut arrêté sans ménagement et  déporté à Fussenburg .....d'où il  pût revenir après la guerre .Il a publié en 1982 un livre intitulé " La Déportation Au Cœur d'Une Vie " (Éditions du Cerf) .J'ai eu personnellement beaucoup de mal à me le procurer car épuisé . Une internaute me la prêté...... 
A gauche le père Joseph, missionnaire capucin, photo de 1941 extraite du livre "Le Champsaur histoire et mémoire" de Robert Faure...... à lire

Les allemands cernent le village , investissent l'église , le presbytère , le lycée professionnel ,et font une fouille systématique . Ils tirent à tort et à travers au point que le Père Poutrain ( à son retour de déportation )  qualifiera ces tirs de mortier et de mitraillettes de "totalement inutiles et ridicules " . Les maquisards sont dans la montagne et leur maison vide . Les allemands sont dépités de ne pas trouver les acteurs principaux de cette résistance . Ils décident donc de brûler les maisons des FFI , surtout  aux Tourronds et à Méoullion ( ils sont très bien renseignés ) .



Il s'agit du presbytère où le père Poutrain logeait les jeunes alsaciens . A deux reprises au moment de l'arrestation le Père aurait pu s'échapper.....mais ne l'a pas fait .La première s'est passée de la façon suivante :prisonnier au rez de chaussée de la cure , le jeune allemand qui les gardait s'était endormi lourdement après une nuit difficile . Se réveillant, les yeux écarquillés, ce jeune leur demanda presque timidement :" tout le monde est-il là ? et le Père de répondre ( je n'ose pas dire paternellement ) oui tout le monde ! " La deuxième opportunité se passa au moment où on les fît sortir de la cure et qu'ils marchaient dans un petit chemin  . Le père Poutrain réalisa qu'ils étaient 3 gaillards accompagnés d'un seul allemand plutôt petit . Ils pouvaient à la faveur d'un effet de surprise le maîtriser et s'échapper . Ils ne le firent pas  .....

Les allemands repartent avec les prisonniers , dont le Père Louis Poutrain ( qui sera déporté jusqu'à la fin de la guerre : dans son livre il signale qu'il n'eut la vie sauve que par le hasard des circonstances et l'aide d'un co-détenu qui le fera boire à la petite cuillère pendant 15j alors qu'il était dans le coma et bouillant de fièvre...) , le Père de La Briolle ( qui sera libéré quelques jours plus tard après intervention de l'Eveque de Gap : en effet ce prêtre n'était que de passage à Prégentil ) , les jeunes alsaciens de la cure  , la famille Demontis ( avec leur bébé de quelques mois : la mère et l'enfant seront libérés rapidement . Proto Demontis suivra le chemin de la déportation avec le Père Poutrain ) ,la cuisinière et son mari  ( qui seront libérés quelques mois plus tard ) François Lauzier de Chaillol ( qui mourra en déportation  à Mauthaussen le 19 Aout 1944 sans avoir vu la naissance de son 7em enfant : ce sera une petite fille , 64 ans aujourd'hui .) ....... Beaucoup  vont suivre l'horrible chemin de la déportation , en passant tout d'abord par  la célèbre villa Mayoli à Gap , les Baumettes à Marseille puis direction l'Allemagne ,  Fussenburg pour beaucoup ( espérance de vie 3 mois maximum ) .
Le frère du prêtre , Pierre Poutrain fut capturé dans sa cache ( cabane  ) comme nous le disions plus haut,  quelques semaines plus tard , torturé à la villa Mayoli et fusillé le 19 06 1944 , c'est à dire quelques jours avant la libération avec quatre autres résistants .Son corps fut transferré le 22 Aout 1946 dans le cimetière tout proche de la cure de "Saint Jean" sur demande de son frère Louis Poutrain ( après son retour de déportation ) .


Louis-Poutrain.jpg
                                 Le Père Poutrain décoré de la légion d'honneur en 1975 ( 81 ans ) .


Cette rafle de Prégentil eût  lieu grâce aux renseignement donnés par un jeune collabo ( Mr Grasset ) qui était arrivé à s'introduire à la cure, de nuit, et à découvrir les faux papiers que le Père Poutrain utilisait pour ses jeunes .

Dans son livre " la déportation au coeur d'une vie" , le père Poutrain  se posait la question de savoir s'il n'avait pas manqué de prudence  en se faisant livrer par exemple directement au presbytère toute la nourriture de ses hôtes ( 20 alsaciens  ) alors  qu'il aurait dû se faire livrer au Lycée puis ensuite transférer de nuit  en cachette  . Avait-il été imprudent également en laissant les papiers de ses jeunes hôtes dans un tiroir de son  bureau ? Beaucoup dans le village connaissaient son activité .
Lorsque le jeune collabo est arrivé à Prégentil , il a été rapidement renseigné et a trouvé les papiers sans difficultés.
Mais laissons ces questions de côté et retenons surtout le courage et la générosité de ce prêtre dans un moment si difficile .


Le même collabo permit en décembre 1943 , une deuxième rafle dans le village de St Firmin . 

Se faisant passer pour un séminariste , qu'il n'était pas bien-sûr, il organisa une soirée de Réveillon à St Firmin .
Vingt jeunes réfractaires au STO  s'y rendirent  et en pleine fête, la Gestapo débarqua . Ce traitre prétextant des nausées s'était éclipsé quelques minutes avant  . Quant aux vingt jeunes , ils furent arrêtés et déportés ......dix arrivèrent à s'échapper pendant leur transfert , les uns à Dijon ( 17/03/1944) les autres à Paris ( 19/03/1944 ). Six furent déportés , quatre partirent pour l'Allemagne dans le cadre du STO .  Les  jeunes filles présentent à cette soirée , restèrent libres  . 


La rafle se passa dans cette maison en contrebas en haut du village de St Firmin . (  La photo peut être retirée sur simple demande à glaizil@hotmail.fr )


Par l'intermédiaire de  ce traitre , les allemands se rendirent compte de l'importance de la Résistance sur le secteur  et du nombre de réfractaires aux STO . A cause de lui  172 Champsaurins furent déportés, d'une façon ou d'une autre et seulement 89 survécurent .Ce jeune collabo toucha 800 francs (  soit 8 nouveaux-francs ) pour cette basse besogne.


                    Le village de Saint Firmin où se déroula la rafle de décembre 1944 .

 L'émoi fut tel dans le village de St Firmin et la région que les gendarmes se sentirent obligés d'enquêter sur ce jeune . Mais  cela ne relevait pas de leur compétence . La Gestapo intervint quelques heures plus tard , prévenue à nouveau par  ce traitre .Les quatre gendarmes ont été arrêtés mis en prison pendant 4 mois . L'un d'eux rencontra le Père Poutrain aux Baumettes à Marseille et ils comprirent ensemble qu'ils avaient été trahis par le même jeune . 
On apprit plus tard , à la libération ,que plusieurs membres de la famille de ce jeune , avaient été résistants à Toulon !



Qu'est devenu ce collabo ? Dans aucun document son nom n'est mentionné et encore moins dans le livre du Père Poutrain qui est très discret  sur cet homme ( mai 2008 : un document écrit par Richard Duchambo signale qu'il s'agissait du jeune Grasset ) . Aucune indication n'est donnée sur son devenir . Je suppose qu'une enquête a eu lieu après la libération puisqu'il est question de sa famille qui fût résistante .


Mais aussi des combats dans le Champsaur.......

Le combat de Laye se déroula le 17/07/1944 . Il s'agit d'un épisode tout à fait étonnant .
Voici les faits : les résistants apprennent qu'un des leurs a été arrêté à St Bonnet et que la voiture de la Gestapo, à l'intérieure de laquelle il se trouve, va passer à Laye juste avant le col Bayard et la descente sur Gap .


Les allemands  montent cette côte , direction Gap lorsqu'ils sont attaqués par la résistance .


Les maquisards se mettent en ambuscade le long de la route , des 2 côtés , proches des  "Roberts" . Il s'agissait donc au départ d'une "mission commando" , éclair, pour libérer un prisonnier ..... Mais en quelques secondes tout va basculer . Un jeune combattant tire trop tôt et sans ordre . Les allemands ayant entendu le coup partir , font preuve d'expérience et peuvent éviter le pire , se mettent en position et ripostent  . Mais plus grave : les maquisards ne savaient pas  qu'un camion rempli de soldats suivait juste derrière .
 
Le combat s'engage durement . Les français auraient dû décrocher rapidement . Paul Héraud qui était partisan des attaques "éclairs" , fulmina plusieurs jours contre cet acharnement au combat, et déplora amèrement les morts .

Les deux camps vont chercher des renforts et les combats s'intensifient. Anecdote (qui aurait pu être très grave ) : une fillette traversa la route en plein milieu de la fusillade complètement inconsciente de ce qui se passait . Elle pût malgré tout renseigner les maquisards sur les positions allemandes !

Les combats durèrent jusqu'à la tombée de la nuit ......tardivement  en Juillet  .

Dépités par cette attaque les allemands brûlèrent les maisons avoisinantes ....

Les maquisards apprirent au retour de cette mission plus ou moins ratée, que la voiture de la Gestapo (la même)avait abattu froidement, 20 minutes plus tôt, un Champsaurin dénommé Paulin Faure, au niveau des "Barraques " près de Saint Bonnet . En effet, voulant aider une personne agée qui devait se rendre à Gap , Paulin avait fait signe à cette voiture banale pour qu'elle s'arrête . Il ne savait pas qu'il s'agissait en fait de la Gestapo . Afin de dégager la route ou peut-être par peur d'une ambuscade , ils tuèrent cet homme froidement .


Les conséquences :

Il y eut quatre morts côté français et de nombreux blessés .
Panzini Roger .
Para Amédé
( issu du scoutisme ).Voilà comment cela se passa : il voulut informer des résistants qui se trouvaient un plus loin , qu'une manoeuvre allait se faire . L'information était  importante .Sa dernière parole fut : " ce sera ma BA de la journée" . Il n'avait pas fait quelques mètres qu'il fut abattu d'une raffale de mitraillette .
Parmentier Maurice ( un des jeunes accueilli clandestinement par le Père Poutrain )

Vallon Henri .

Autre conséquence de ce combat : les allemands prirent conscience de l'importance de la résistance sur le secteur et de la modernité de leurs armes . Ils demandèrent du renfort en haut lieu qui n'eut pas le temps d'arriver avant Aout 1944  . Conclusion : ils n'osèrent plus s'aventurer dans cette vallée . Et lorsqu'ils remontèrent le Champsaur en Aout 1944 pour rejoindre le Nord-est , la Résistance les harcela sur tout le trajet au point  qu'ils durent se rendre  complètement  à Vizille . ( voir description plus loin )


Une course pousuite le 10 Aout 1944 jusqu'au fond de la vallée du Valgaudemar  ( soit dix jours avant la libération )

La surprise fut double dans cette  vallée ( qui est perpandiculaire au Champsaur ) car les habitants y vivaient depuis le début de la guerre  comme en terre libre ( pas d'allemands) et par ailleurs on savait que depuis les combats de Laye les allemands ne s'aventuraient même plus dans le Champsaur .

Voilà donc ce qui est arrivé  et qui aurait pu très mal tourner ......

Le groupe de maquisards mené par le lieutenant Russe Stavro ( pourquoi Russe ? ) a été finalement repéré par les allemands . Une  course poursuite s'engage  à travers le Champsaur .

Les résistants n'ont plus de munitions et sont à bout de force .Ils sont épuisés .
Arrivant à la bifurcation vers la Chapelle en Valgaudemar ils hésitent : soit ils vont tout droit vers La Mure et Grenoble avec le risque de tomber sur une autre patrouille allemande qui viendrait dans l'autre sens  , soit ils rentrent dans cette vallée très encaissée ,  en cul de sac , d'où ils ne peuvent plus sortir .

Le lieutenant opte pour rentrer dans la vallée et ce fut très judicieux .

Les allemands ont peur d'une ambuscade mais les poursuivent jusqu'à Villard Loubière . Puis prudents ils font demi-tour et ressortent de la vallée .

Les maquisards épuisés sont accueillis deux villages plus loin . Ils sont cachés  dans l'église où on leurs donnent les premiers soins . Puis ils s'endorment aux dires des témoins avec une rapidité étonnante . Tous furent sauvés . Dix jours plus tard c'était la libération .

 
Par lecourtier - Publié dans : Résistance 39-45 et Champsaur
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Samedi 14 janvier 2006
 
DEBARQUEMENT DE PROVENCE
et LIBERATION  du CHAMPSAUR
 
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Le débarquement en Provence
a finalement lien le 16 Août 1944 . La Motte sera le premier village provençal libéré . Puis St Raphaël ….. 

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Débarquement de Provence avant la  remontée vers le Nord par la vallée du Rhone et les Alpes .Ce débarquement fut largement facilité par la résistance locale .


Les dates sont parlantes : Die est libéré le 20 Août , Grenoble le 22 Août !!! soit 8 jours après le débarquement , Montélimar le 28 Août .
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mouvements-troupes-alliees-39-45.jpg

En gris , les zones libérées en Aout 1944 , les taches noires les poches de résistances allemandes , les flèches marrons mouvements des troupes alliés , les triangles Marrons représentent les FFI , les traits noirs mouvements des allemands .





Représentation des FFI le long de la route Napoléon .



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Tout le monde est unanime pour reconnaître le travail énorme des FFI dans cette remontée fulgurante des alliés . On peut citer les 2 groupes FFI de Chauffayer   (  le groupe  de  Mr Gras et de Jean Jourdan , tous deux  instituteurs )  , les groupes FFI de St Bonnet , de St Firmin , des Bonnettes , de l'Oisans ..... 
Les troupes blindé US Butler aidé par le 11em cuirassier du commandant Geyer ( FFI ) remontèrent donc vers le Nord par la « route Napoléon » avec devant eux une route dégagée . 
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Americains-drapeau-revu.jpg
 


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Les FFI  libèrent la route Napoléon devant les américains  .
 

Le Pr Kahn m'a communiqué un article très intéressant extrait du journal "Allobroges de Grenoble"  , daté du 25 Aout 1944 ( soit  3 jours après la libération de Grenoble )  
décrivant précisément les évènements le long de la route Napoléon .

Les allemands remontent le col Bayard talonnés par les Américains :

" A 6 heures du soir , à l'approche des allemands , les FFI qui se trouvent  dans la vallée du Champsaur , donnent l'ordre aux villages situés sur la route Napoléon d'évacuer femmes et enfants . Les allemands ( "les boches" sic ) remontent la vallée .On sait que tout le long les groupes FFI sont installés et ne laisseront pas arriver l'ennemi sans difficultés . L'embuscade est partout .
Les agents de liaison passent et repassent , donnant les consignes . Les allemands approchent de Chauffayer ..........pour l'instant ils sont à St Bonnet . 
Dans tous les villages du Champsaur l'émotion est grande .
Dans la nuit de dimanche à lundi , à 3 heures , les allemands rentrent au hameau des "Barraques ". Heureusement les maisons sont vides : ils éventrent les portes , pillent les habitations , tirent sur les quelques civils qui sont là .



Les allemands remontent vers le Nord , le long de la route Napoleon . Les habitations sont très proches de la route . Certains soldats ont pour tache de sécuriser la route . Ils défoncent les portes pour tout vérifier ......mais d'autres continuent la route et la colonne s'étire . C'est une erreur .


La colonne des troupes allemandes s'étirent sur plusieurs kilomêtres ..

Le journal continue " Les plus avancés  arrivent à Chauffayer , 3 km devant .Ils sont arrêtés par les FFI de St Firmin . Les allemands sont retenus longtemps et finalement dispersés par le groupe Molines et les 2 groupes FFI de Chauffayer .
Une partie de la colonne des Allemands arrive malgré tout jusqu'au village des Costes mais  à la nuit tombante , les FFI de Chauffayer attaquent et les prennent à revers par le village de Lacou "




Village de Chauffayer . Les Allemands remontent cette longue ligne droite , traverse le Village . Ils sont traqués de toute part .



Un bruit court : les Américains sont en train de monter le col Bayard juste derrière .
 


Immense joie , d'autant qu'une autre information arrive : les allemands sont vraiment  en difficultés , certains parlent même de déroute !

Le journal continue ainsi :« Une autre partie de la colonne allemande arrive au village des Bonnettes . Elle est attaquée par les FFI de St Bonnet , couverts par le groupe de La Fare . Cette colonne est arrêtée de 3h à 7h du matin .
De nouveau pris à parti par les FFI dans le village de La Laye , ils effectuent une retraite rapide et se replient sur le village des Baraques où les allemands se livrent à leurs derniers actes de pillages » . 






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La logistique américaine suit derrière . Franchissement de la Durance sur un ponton construit par le 10em bataillon du Génie de la 3em DI ( collection Jacques Amartin ) .
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Les américains ont franchi le col Bayard et entrent à leur tour dans la vallée du Champsaur .
 
 
Les allemands remontent donc vers Grenoble harcelés sur tout le trajet par les FFI . Ils sont suivis par les américains de très près .
 



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Gap-Grenoble : dès le col Bayard franchi , nous sommes dans la vallée du Champsaur .Le village de Chauffayer se trouve juste entre St Bonnet et St Firmin .Les Barraques ( 3em point souligné et peu lisible ) se trouvent  environ à 5 km de St Bonnet .

 
Cette poursuite des FFI s’est faite «  jusqu’à Vizille où les allemands ont été totalement cernés et anéantis par les FFI de La Fare et de St Bonnet en collaboration avec ceux de l’Oisans ….. ».


La libération du Champsaur . 
 
Les habitants du Champsaur étaient dans la liesse en voyant remonter tous ces engins militaires américains , synonyme de liberté   « dans le ronronnement incessant des blindés ».
 
« Aux Barraques de La Fare , une partie de la population du Champsaur est groupée pour acclamer les FFI et les américains au passage . Partout des fleurs et des drapeaux . Un soulagement s’exhale des poitrines »  ( extrait du journal Allobroge de Grenoble du 29 Aout 1944 ) . 

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Parmi tous ces FFI , un jeune homme de 15 ans  , le Pr Marcel Francis Kahn ( Professeur de médecine à Paris quelques années plus tard ), servait d'agent de liaison au groupe FFI dirigé par Jean JOURDAN  de Chauffayer . C'est lui , Mr Kahn , qui m'a aidé en 2008 a rédigé cet article .


Quant à Mr Jourdan qui était instituteur , il fut révoqué par Vichy et résistant pendant toute la guerre , responsable d'un des 2  groupes FFI de Chauffayer  .  Sa femme , institutrice elle aussi , vit toujours ( 2008 ) . Elle est agée de 104 ans (!!) . Elle vit  à la maison de retraite "Le Drac'" aux Barraques de La Fare .

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ENFIN LA LIBERATION !  
 




Quelques Reflexions personnelles . 




1 / Les américains semblent tarder à rattraper les allemands sur cette route Napoleon  :


Lorsqu'on lit cet article du journal "allobroges de Grenoble" on a le sentiment que les allemands sont en grandes difficultés  militaires face  à la résistance Française . Ils sont  attaqués de toute part , harcelés  jours et nuits , au point finalement d'être neutralisés à Vizille . 
Les américains  semblent par contre avoir  la route  dégagée . Ils attendent pourtant 86 km , c'est à dire  Vizille , pour les attaquer  . 
Question : ont-ils laissé faire les français pour prendre moins de risque pour eux-mêmes ? Ont-ils laissé faire les choses par respect  vis à vis de  la résistance française ?  Etait-ce convenu entre français et américains d'attendre un peu pour affaiblir les allemands ?  Les américains ont-ils été dans l'obligation de se battre pour déloger les dernières poches de résistances ?

Janvier 2008 : Je viens de recevoir une réponse intéressante d'un habitant de Corps agé de 75 ans.
 Il  m'affirme que les allemands avaient très peur de se rendre aux FFI du Champsaur et  d'être finalement tous tués . Ils ont donc tout fait pour rallier  Vizille au plus vite , y trouver refuge et attendre les américains qui seraient plus cléments . 
C'est ce qui se passa : arrivant dans Vizille , ils se sont battus avec acharnement ( ce  monsieur me signalait que " ça claquait et pétaradait de tous les côtés" ) , ils se sont emparés du château de Vizille et enfermés à l'intérieur . Quelques heures plus tard , voyant au loin les américains arriver , ils ont sorti le drapeau blanc et se sont rendus ! 

Avril 2008 : voilà également la réponse d'une ancienne résistante (  à l'âge de 15 ans  ! )  Mme Thérèse Dumont , responsable aujourd'hui d'une association des anciens résistants des "Alpes de Hautes Provence"
Sa réponse "Les Allemands ne voulaient pas se rendre aux résistants car on  leurs avait inculqué qu'ils s'agissait de "terroristes", d'où leur peur panique des FFI. Quant aux généraux américains et aux militaires français des F.F.L. ils ne croyaient pas trop à l'efficacité de cette armée "hétéroclite" de civils de la Résistance intérieure. Les militaires alliés avaient donc établi leur calendrier en comptant surtout sur leur force. Ils se sont trompés. D'où le retard que vous signalez de leurs convois, dû aux difficultés de leur approvisionnement en carburant qui peinait à suivre.
Il n'en demeure pas moins que, sans la venue des alliés à notre secours, où en serions-nous aujourd'hui ? "
fin de citation .

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Château de Vizille . 
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2em réflexion  / Quelles épreuves  pour les soldats  ! 


Je suis resté sidéré par la chronologie des combats !  On peut dire que l'affrontement s'est déroulé  jours et nuits , sans arrêt , pendant plusieurs jours   .  Mais quand prenaient-ils du repos ? ( je vois sourire les anciens combattants ) . Comment ces hommes arrivaient-ils physiquement et mentalement à tenir le choc et le stress face à une telle situation  ?  Comment se déroulait la logistique  ....?
J'ai souvenir d'un film ( le nom m'échappe ) , où un gradé américain refuse l'approvisionnement des chars alors qu'il est sur le point de rattraper un convoi allemand . Or les chars tombent en panne juste au moment où les combats s'engagent , les transformant en cibles idéales pour les allemands . 
Fatigue , acharnement , volonté de vaincre  ( obligatoires bien-sûr dans une telle situation ) , devaient faire prendre des risques énormes  .
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Soldats américains manifestement épuisés . Au cours de la seconde guerre mondiale , il ne faut pas oublier que beaucoup de soldats se déplacaient à pied , faisant 30 , 40 km à pied par jour et parfois plus . C'est d'ailleurs peut-être la deuxième partie de la réponse à la question précédente : les américains ne pouvaient  pas remonter  vers le nord plus vite que ne le leurs permettaient les fantassins .


3em réflexion  / Le retrait rapide  des allemands n’est-il pas tout simplement planifiée par Hitler pour faire un front uni dans le Nord-Est ?  
Effectivement en Août 1944 , le débarquement de Normandie avait déjà eu lieu .  Hitler se sentait fortement menacé par le  débarquement de Provence  . Il voulait  donc que ses troupes du sud de la France remontent  vers le nord-est pour faire un seul front ( nord et sud réunis ) face aux Alliés .  Finalement cette remontée  des allemands n’est-elle pas tout simplement planifiée ? 

L'intention de la résistance donc  n'était pas en premier  de chasser les allemands du Sud ( ils partaient d'eux-mêmes ) mais surtout de briser , casser , cette armée  qui s'apprétait à reprendre les combats dans le Nord-Est .On peut également supposer que les maquisards désiraient  , après 5 ans d'humiliation , leurs  " flanquer une bonne dérouillée" .


4em réflexion  / Par contre , pourquoi tant de résistances à Marseille et Toulon de la part des allemands ?
 
 
Alors que les allemands remontent par la vallée du Rhone , le Champsaur , Luz la Croix Haute , de toutes parts et que Grenoble est déjà libre , les allemands résistent dans ces 2 villes !
 
Hitler a exigé que les troupes qui défendaient Marseille et Toulon  le fassent jusqu'au bout , sacrifiant littéralement ses troupes  . Les chiffres malheureusement sont parlants . Pour la libération de Marseille ( qui eut lieu le 28 Août 1944 comme Toulon ) on déplore 4000 morts côté français, et 7000 morts côté allemands .

Pourquoi  donc cette décision d'Hitler  ? 
Il est évident que l’objectif premier des Alliés étaient de récupérer ces 2 ports en eaux profondes ,  capables d’accueillir les navires de gros gabarit et donc toute la logistique de ce débarquement .La flotte française n’existait plus , l’aviation non plus ( 200 appareils ) : cette prise était donc essentielle .
 
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Deux avions français en patrouille .
 
Les troupes  allemandes qui défendaient ces 2 ports , étaient constituées d'étrangers ,  Polonais , Arméniens, soviétiques Tatars.......Certains documents parlent d'une faible motivation de ces troupes .  Quand on réalise qu'il y a eu  11000 morts ,  peut-on encore dire qu'ils n'étaient pas motivés !   C'est  à mon avis très relatif  . 
Le pont transbordeur du Vieux Port de Marseille fut complètement détruit le 22 Août 1944 pour empêcher l’entrée des navires Alliés . ( la Tour Eiffel des Marseillais ) .
Les alliés ( arrivant de St Raphaël  : voir plus haut ) attaquent Marseille par l'Est .  Le  général de Montsabert est  bloqué à 30 Km de Marseille ( arrivé par Gémenos ) malgré une aide majeure des FFI  .  500 résistants  depuis le 19 Août 44   harcelaient dans une sorte de guérilla urbaine les allemands . 
Beaucoup de résistants se firent tuer à 2 pas de chez eux . Cette constatation s’est révélé exact dans toutes les régions de France . Ce n’est pas anecdotique . Malheureusement ces jeunes sentant la libération toute proche , dans la possibilité enfin de faire quelque chose pour leur pays , leur famille  , prenaient des risques inconsidérés . Ils étaient tous héroïques,  mais certains inexpérimentés , et n’ayant à leur disposition qu’une arme de poing ! ( voir explication plus haut sur le refus des anglais d’armer les groupes qui leurs échappaient  )
 
 
 
La remontée des Alliés fut rapide et la jonction avec les troupes de Normandie se réalisa le 12 septembre 1944 , soit 26 jours après le débarquement de Provence . 40000 allemands furent piégés par cette jonction .  
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 65 ans plus tard ( 2009 ) .
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Je prends la route Napoléon  dans le but de bien  comprendre cette période 39-45  . 


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Je suis à 2 km des Barraques , peut-être à 5 km de Chauffayer , lieux de combats acharnés . Sur le bord de la route des monuments commémoratifs .





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                                                                         Chauffayer .
Vous pouvez découvrir le village en cliquant sur : http://glaizil.over-blog.com/categorie-1251747.html 



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Le monument aux morts de Chauffayer ..  
Et je découvre ce monument aux morts avec  un volumineux document entre les  mains , intitulé " Les chemins de la liberté 18 juin 1940  au 8 mai 1945" écrit par Gabriel Cassin . Très intéressant   .


Le moment est venu de citer le nom des morts pour la France en 1944 .


LE GLAIZIL
.Mathieu Raymond : FFI tué le 20/08/1944 au combat, à 22 ans, lors de la remontée des américains par la route Napoléon . ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )


CHAUFFAYER .

Blanc Fernand .
Vincent  Marcel.
Abattu  le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )
Gras Gabriel abattu le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )
Devoluy Elie mortellement blessé le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )
Blanc Fidèle .
 mortellement blessé le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )

Le  Pr Kahn me signale qu'un autre  jeune de chauffayer  a été tué le 20 Aout 1944 , le jeune Pellegrin Pierre .
Je le cite "
  Alors qu'il était en mission pour les maquisards , il s'est fait prendre , torturer , tuer , lors des combats d'Aout 1944 . Un petit  monument à sa mémoire se trouve aux quatres chemins, dans la grande courbe de la RN 85 avant le pont sur la Séveresse . Sa soeur , Céline Bouchet qui habite aujourd'hui  La Motte  , entretient la mémoire de son frère .." 

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La belle vallée du Champsaur ( libre ) . Au 1er plan l'église de Chauffayer .





Ensemble du Champsaur.




Mémorial 39-45 du Champsaur près du col Bayard à Laye

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.Sur ce mémorial la liste de tous les combattants morts pour la France dans le Champsaur.

BALMENS  Louis fusillé le  19/06/1944 ;
BOISRAME Louis tué au combat le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur ) Louis est né à Anger en 1920 .En 1939 lorsque la guerre éclate il était en cours de formation pour être pilote dans l'aviation civile . Il est donc naturellement muté dans l'armée de l'air en 1939 à Angers. Mais  à l'armistice il préfère combattre et rejoindre la résistance dans le réseau  "Jeunesse et montagne"  puis dans un 2em temps les FFI de la région d'Ancelle  . En 1944, il prend part à la libération de Gap, alors que les allemands sont en déroute . Touché mortellement pendant les combats , il décède très peu de temps après le 20 août 1944, dernier jour de présence allemande !
CARROFF Henri abattu à Grenoble le 11/08/1944
CHAZAL Martin abattu le 16/06/1944
DUSSERRE TELMON Pierre mort en déportation en 1945
EYRAUD Marius mort le 21/08/1944
FAURE Paulain abattu le 17/07/1944 : son histoire est incroyable . Voulant aider une personne agée à aller à Gap , il se met au bord de la route au niveau du lieu-dit "Les Barraques" près de St Bonnet . Une voiture banale arrive, il fait signe . Il ne sait pas qu'il s'agit en fait de la Gestapo . Elle ramène un prisonnier vers Gap . Cette voiture est d'ailleurs attaquée à Laye, quelques kilomètres plus loin, par le maquis ( voir histoire plus haut ) .
Sans chercher à comprendre la Gestapo lui tire dessus et le tue sans même s'arrêter .
GANGUET Joseph disparu le 24/08/1944
LANDRY François mort en déportation en Aout 1944
LAUZIER François mort en déportation le 19/08/1944 à Mauthausen . François fut arrêté le 13 novembre 1943 en même temps que le Père Poutrain, dans le village de Prégentil ( voir plus haut la rafle de Prégentil ). Ces 2 hommes suivirent le même chemin de déportation et purent se soutenir mutuellement en particulier en priant ensemble . Il mourrut d'épuisement le 19 /08/1944 et n'aura donc pas pu voir la naissance de son 7em enfant . Le Père Poutrain , ira dès son retour de déportation  voir Mme Lauzier pour lui raconter tout le chemin parcouru par son mari dans cette horrible déportation . 
MAGALLON Jean mort en déportation le 13/09/1944
MERMET André tué au combat le 11/10/1944
MOURENAS René fusillé le 19/06/1944


"Aux héros résistants du Champsaur et Valgaudemard , à ceux qui dans ces montagnes refusèrent de se soumettre et qui vaillament livrèrent les combats pour permettre la libération de la terre Française -1942-1945"


PANZINI Roger tué au combat de Laye le 17/07/1944
PARA Amédée 
tué au combat de Laye le 17/07/1944 . Il a donné son nom à une rue dans le centre ville de Gap .Il participait à ce combat de Laye avec d'autres jeunes issus du scoutisme et avait rendu de nombreux services à la résistance locale en photographiant par exemple les positions allemandes , en faisant sauter un voie de chemin de fer .....

Sur cette photo , Amédée doit avoir 18 ans . Lors d'une commémoration un intervenant signalait  : « Son sacrifice illumine d’une gloire impérissable les Scouts de France et son exemple rayonnera à jamais sur tous nos jeunes ».
Voilà comment les choses se passèrent : le 17 Juillet, au soir  deux groupes de résistants risquaient d'être coupés durant le repli. Il proposa de tenter une liaison pour prévenir les camarades de la manoeuvre. "Ce sera ma B.A. de la journée" dit-il. Après avoir fait quelques mètres il fut immédiatement repéré et abattu.

PARMENTIER Maurice tué au combat de Laye le 17/07/1944 . Refusant de travailler pour les allemands , il s'était réfugié chez le père Poutrain en 1943 .Dans son livre " la déportation au coeur d'une vie" , le Père signalait que Maurice Parmentier s'était intégré aux alsaciens vivant à la cure et que ce groupe était extraordinaire " Cétait une belle jeunesse ! ils gagnèrent spontanément la sympathie de toute la population . Ensemble ils  travaillaient , toujours prêts à rendre service , mais aussi à prendre des risques pour la résistance  .... et le dimanche les repas étaient joyeux..... ".

PELLEGRIN Pierre abattu le 20/08/1944 ( voir explication un peu plus haut )( dernier jour de combat / libération du Champsaur )

POUTRAIN Pierre fusillé le 19/06/1944 à l'age de 36 ans ( nous relatons son histoire un peu plus haut ). Il était le frère du Père Poutrain qui a été au coeur de la Résistance à Prégentil .
Il avait rejoint son frère à la cure en 1943 et  intégré le groupe des Alsaciens . Cet homme  était d'une serviabilité  et d'une qualité humaine peu communes . Le soir , alors que tout le monde était fatigué de la journée , il prenait son sac à dos et allait chercher à pied à plusieurs kilomètres ce dont  le groupe avait besoin pour manger . Chargé comme une mûle il revenait au milieu de la nuit . Et souvent c'était lui qui réveillait au petit matin tout le monde alors qu'il avait très peu dormi .Voilà ce qu'en dit son frère Louis dans son livre :" Cet homme volontairement pauvre était un homme de prière ..... Il n'était jamais seul .Constamment en conversation avec Dieu : il puisait là le rayonnement de douceur  et de bonté qui émanait de sa personne  et aussi la candeur de son regard .Il y puisait cette constance dans le service d'autrui  qui le rendait toujours disponible ....... Chez ce frère plein de délicatesse , l'annonce de mon arrestation a fait un choc .Elle provoqua une blessure infiniment douloureuse . Je fus au coeur de ses pensées ".

                                                          Pierre Poutrain .

Le 13 novembre 1943 il échappa à la rafle de Prégentil car il se trouvait 6 km plus haut dans la montagne , au grand dépit des allemands d'ailleurs qui le prenait pour responsable de la Résistance locale . Mais il fut capturé dans sa cabane et fusillé ( juin 1944 )avec cinq autres jeunes après avoir été torturé par la Gestapo à Gap ( villa Mayoli )  .
Ses amis du Champsaur , voulant perpétuer son souvenir après sa mort , ont apposé sur le pont de Corbières, là où Pierre Poutrain passait si souvent , une plaque qui porte son nom et la date de son décès avec en exergue une phrase :" Je suis au milieu de vous comme celui qui sert" (Parole du Christ )  tant sa serviabilité était légendaire et sa foi très enracinée .
Son corps fut transferré le 22 Aout 1946 dans le cimetière tout proche de la cure de "Saint Jean" sur demande de son frère Louis Poutrain ( après son retour de déportation ) .


                                      " A la mémoire de Pierre Poutrain"

PONTES  Roger mort en déportation .
Il était Lorrain et avait refusé en 1942 d'intégrer l'armée allemande . En fuite vers les Alpes avec un jeune compagnon Marcel Kohl , on leur avait indiqué le Pesbytère du  Père Louis Poutrain à Prégentil comme un lieu sûr  . Le Père  leurs fît bon accueil mais malheureusement quelques mois plus tard une raffle eut lieu avec déportation du grand nombre .Roger Pontès est mort en déportation . Son ami Marcel Kohl a pu revenir , s'est marié et a vécu à Sarreguemines .


RADIUS Paul-Marie ( jeune Saint Cyrien ) fusillé le 10/07/1944 à l'age de 22 ans . Son rôle dans la résistance fut très important dans le secteur de Champoléon .Officiellement il était sous-lieutenant dans l'armée à Méoullion . Mais il s'occupait très activement de la Résistance . Il était surnommé Collart . Il fut en contact direct avec le père Poutrain et pris en charge le groupe "cure-Prégentil " pour  former tous ces jeunes au combat .
Il fut arrêté le 20 Juin 1944 , le lendemain de la mort tragique de Pierre Poutrain et fusillé le 10 juillet 1944 . Au témoignage du Père Louis Poutrain c'était un homme remarquable .

REYNAUD Pierre
mort le 06/09/1944
ROCHE Marcel mort le 16/07/1944
RONEZON Louis mort en déportation le 14/04/1945

ROUSSEL   ( aucune précision sur le monument ) . Il s'agit à priori de Rouxel chef de la résistance à Champoléon , Saint Cyrien . Ami de Paul-Marie Radius dont il est question plus haut et de Pierre Poutrain , c'était un homme remarquable et de grande envergure . Il a disparu . On disait que ces trois hommes  se ressemblaient et qu'ils s'entendaient très bien . Ils vivaient comme des vagabonds , passant d'un endroit à l'autre , mangeant lorsque  c'était possible , disparaissant au grè des missions, dormant chaque soir en un endroit différent  . Tout ce groupe fut trahi comme nous le disions plus haut par un faux séminariste qui a lui tout seul fit arrêter une centaine de personnes ! Rouxel a été tué à l'age de 23 ans !
Un internaute me donne des précisions ( mai 2008 ): "Il s'appelait Jean Bernard Rouxel et je confirme que c'était un homme hors du commun malgré ses 23 ans . Il est mort en déportation à Wilhemshaffen à l'âge de 23 ans le 16 mars 1945 . Quelques heures avant sa mort il affirmait " je vais mourrir  mais ma fierté est de ne pas avoir parlé sous la torture" .


VALLON Henri 
tué au combat de Laye le 17/07/1944 ( voir le combat de Laye plus haut )
VINAY Paul mort en déportation en 08/1944



Chapelle des maquisards à Champoléon. Cette chapelle à été construite par les maquisards et leur aumonier après la guerre.



 "Honneur et respects aux résistants du champsaur morts pour la france ! "  Ce commentaire est de Jérémy ( 28/11/2008 )  . Il est d'autant plus fort qu'il  émane d'un jeune qui n'a pas connu cette période .  Son grand-père a été résistant.....voilà peut-être  l'explication . Merci Jérémy .    
 

 
Si vous avez des informations à communiquer ou des précisions à donner vous pouvez laisser un message à       plecourtier@hotmail.fr
 
Bien cordialement . 
   
 
 
 

 
 
 
Par lecourtier - Publié dans : Résistance 39-45 et Champsaur
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