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Pan sur le Musée départemental !
Article de Robert Faure du 26 juillet 2011
GAP : musée départemental.
Le Musée départemental des Hautes Alpes a rouvert ses portes au public le 1er juillet 2011après des transformations et innovations parfois jugées contestables.
L'« équipe » du Musée titrait ainsi sa nouvelle formule :« Voyage des patrimoines vers les Alpes ».
En fait, dans une longue liste, on a vu arriver de l'art contemporain, des peintures modernes venues d'on ne sait où et choisies on ne sait comment, des prêts de la Région, des « ateliers en mouvement », des « naturalisations », des « orientations », des « par delà les au delà » etc, etc...
On plane souvent !
Mais, c'est quoi un Musée ?
Un musée, selon le dictionnaire, est un lieu où est conservée, exposée, mise en valeur une collection d' oeuvres d'art, d'objets et de documents qui présentent un intérêt culturel.
Le responsable d'un Musée est un « Conservateur » !
Un Musée départemental doit donc, en priorité, conserver le patrimoine et les valeurs anciennes des différents petits pays haut-alpins.
(Concernant les artistes modernes, (parfois bling-bling ou épate-couillons), ils peuvent exposer dans des galeries, dans des salons...(ailleurs que dans un musée départemental).
Retenons toutefois, dans cette réouverture, une ligne positive :« Retours de patrimoines en Queyras ».
En effet quelques objets populaires rares viennent aujourd'hui, par suite de rachats, compléter les magnifiques salles qui, au delà des pièces exposées (et grâce à la volonté des anciens Conservateurs), vulgarisent intelligemment l'ethnographie du Queyras.
Bravo pour le Queyras.
Un bon modèle.
Mais pour le Champsaur ?
Pour le Champsaur, on aurait bien aimé qu'en cette année anniversaire 2011, au moins une petite salle soit consacrée aux 400 ans de la création du Duché du Champsaur.
En effet, le 17 août 1611, les terres du Champsaur devenaient un Duché, et un San-Bonnetier était, il y a 400 ans, le deuxième personnage de la France, après le roi.Oui, le Champsaur (beaucoup de Haut-Alpins l'ignorent) a été un Duché, à l'égal du Duché de Bretagne ou du Duché de Normandie.
Tout autant que l'Andorre ou Monaco, le Champsaur, avec tout son patrimoine et ses nombreux particularismes, mériterait qu'on concrétise son passé, comme on l'a très bien fait pour le Queyras.
Le Champsaur, tout au long du millénaire a connu de grandes étapes marquées par l'occupation romaine, la tyrannie des Sarrazins, la domination des Rois Dauphins, la bienveillance de Louis XI, la puissance de Lesdiguières, l'invasion des Savoyards, la vie difficile des populations paysannes, les émigrations vers les Amériques, les bouleversements économiques avec l'arrivée du tourisme...
Pièce maîtresse : le mausolée de Lesdiguières. Pour l'explication de l'histoire mouvementée de ce mausolée, il faut aller voir sur internet: http://glaizil.over-blog.com/article-21373778.html
Un des plus beaux vestiges du passage des Romains dans le Champsaur, ce Jupiter Ammon aux cornes de bélier qui a été découvert en 1960 au bord de la route départementale à Saint Laurent du Cros.
Patrimoine du Champsaur : premier trésor, cette ceinture de l'âge de bronze (un millier d'années avant J. C.) a été découverte à L'Auberie, près de Saint Bonnet, dans une cachette, à 10 centimètres de profondeur sous une prairie par deux bergers : Joachin Valentin et Pierre Bénévent.
Qu'on ne nous dise pas que l'histoire de nos petits pays n'intéresse pas les gens !
Allons sur internet et l'on constate que le site de Philippe Lecourtier: http://glaizil.over-blog.com/ axé sur la « mémoire du Champsaur » a attiré, en peu d'années, plus de 200 000 visiteurs. (et chaque mois, près de 10 000 lecteurs nouveaux). 200 000 visiteurs sur un site parti du Glaizil ! C'était au départ inespéré.
Qui sont ils ? des jeunes internautes curieux savoir comment vivaient leurs ancêtres,
- des adultes qui étaient venus dans le Champsaur en colonies de vacances ou en classes des neiges et qui veulent compléter leurs connaissances,
- des natifs du pays qui, pour leurs études ou pour leur travail, ont du s'exiler : « quand tu ne sais pas où tu vas, n'oublie jamais d'où tu viens »,
- des touristes, des skieurs, des cyclistes qui ont vu le Champsaur de l'extérieur et qui veulent aussi découvrir son âme,
- des descendants d'émigrés champsaurins qui, par centaines, qu'ils soient du Québec ou de la Californie, de la Louisiane ou d'Argentine, s'accrochent à internet pour en savoir plus sur le pays d'où sont venus , il y a plus de 100 ans, leurs lointains ancêtres,
- et surtout tous ceux qui ont dans la tête la citation de François Arnaud : « Tout groupe humain, famille, cité ou nation, oublieuse de ses ancêtres et insoucieuse de son histoire, quelle qu'elle soit, n'est qu'un troupeau passant et paissant ».
Tableau du Musée où l'on voit Henri IV confier à Lesdiguières l'éducation de son fils, le futur Louis XIII. La France hésita un moment entre ces deux hommes. Lesdiguières manqua d'audace et préféra rester l'ami du Roi de Navarre plutôt que de faire de la France une République protestante.
Le patrimoine populaire, riche et original de la vallée du Champsaur mériterait certes une place plus importante dans le Musée. Mais si objets de mémoire, documents, souvenirs de notre passé n'attirent plus personne à Gap dans le musée départemental (détourné ou dépassé), pourquoi ne pas envisager à terme une décentralisation dans chacun des petits pays du département qui pourraient , eux, mieux mettre en valeur leur propre patrimoine et leur propre culture.
Musée ou Espace Culturel ??? Il y aurait encore beaucoup à découvrir et à apprendre sur le passé du Champsaur.
Dans un premier temps, le Champsaur pourrait déjà rapatrier quelques unes de ses principales pièces qui avaient enrichi le Musée de Gap:
- le mausolée de Lesdiguières sculpté par Jacques Richier qui était Glaizil,
- le dieu bélier cyrénéen trouvé près de Saint Laurent du Cros,
- la ceinture de l'âge de bronze découverte par deux bergers de L'Auberie,
- le couteau sacrificateur de druide trouvé près d'un dolmen aux Roranches ... etc...
Pourrait suivre, dans l'avenir, la création d'un « Espace culturel » qui permettrait aux Champsaurins, d' « accaparer leur passé, », de mieux rechercher, préserver, conserver, valoriser tout ce qui, dans leur patrimoine exceptionnel, dans leurs archives, dans leurs collections privées, dans leurs lieux de mémoire, dans les initiatives locales et dans leurs traditions aiderait à éviter l'oubli.
Un « Espace culturel » permettrait alors de partager et d'échanger avec tous les publics.
Nombreux sont en effet les touristes, les résidents secondaires, les randonneurs, les sportifs, les acheteurs de forfaits-ski, les contemplatifs...etc...qui souhaiteraient « trouver un plus » dans la vallée et se distraire agréablement à l'écoute du pays.
Des régions, comme la Bretagne, y sont bien parvenues.
Pour l'inauguration de l' « Espace culturel Champsaurin », une Nolwenn Leroy locale pourrait peut être chanter un succès national issu d'un air de rigaudon.
Pour le cocktail, on aurait tourtons et goustaron.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE PATRIMOINE CULTUREL DU CHAMPSAUR
-1- concernant la philosophie champsaurine:
.voir l'article : « Manuel de philosophie champsaurine » Cliquez ICI
- 2- concernant la lexicographie, les néologismes, les mots et les locutions propres aux habitants du Champsaur :
.se procurer le livre : « Encyclopédie du Champsaur » Cliquez ICI
.voir aussi l'article « Le champsaurisme, une langue menacée de disparition » Cliquez ICI
- 3- concernant la culture musicale traditionnelle du Champsaur :
.se procurer le disque du « Traditional fiddle playing in France » qui a enregistré en 1975 et 1976 plusieurs rigodons joués au violon par le Champsaurin de Molines Emile Escalle,
.écouter le fond sonore du diaporama You Tube : « Saint Jean Saint Nicolas autrefois» Cliquez ICI
.voir aussi l'article : « rigodons champsaurins : succès américains » Cliquez
- 4- concernant la littérature champsaurine :
se procurer :
.les « œuvres de David Meyer », (Daviou de la Coucoire), le poète paysan de Saint Laurent du Cros, éditées par la Société d'Etudes des Hautes Alpes, ses fatorgues et le livre « Sous la rispo dou Draou »,
.les livres du barde Jean Faure du Serre de Chaillol et notamment : « Les vogues du Champsaur » , « Le banc des officiers », « La cloche de Frustelle » et « L'Orciéréide »,
.les poèmes de Jean Sarrazin, le versificateur-chantre de Prapic,
.les pastorales de l'abbé François Pascal, curé du Château d'Ancelle,
.les écrits de Jean Nicolas, du Serre, (Saint Jean Saint Nicolas) , philosophe et naturaliste, parti dans un phalanstère au Texas et qui a publié un ouvrage sur « La topographie physique et médicale du Champsaur »,
.la collection du « Bavard Prapicois » de Piarre dou Draou,
.« Le mandement de Montorcier » de l'abbé Ranguis,
.la collection des albums de B. D. de Michel Crespin, dessinateur de B. D. de Saint Bonnet, qui reproduit dans ses illustrations les sites et les paysages du Champsaur,
.les contes de Marie Nicolas, de Manse, recueillis par Martine Mariotti...etc...
-5- concernant les arts et traditions populaires du Champsaur :
.voir à Pont du Fossé l' « Ancienne Maison Paysanne » et l' « Ecole d'autrefois de Saint Jean Saint Nicolas »,
. lire l'article : « Le Musée Paysan de Pont du Fossé » Cliquez ICI
.voir aussi le « Musée de la Casse à Prapic, ainsi que le Musée du pastoralisme aux Borels à Champoléon,
.lire l'article : « Retour du loup et maison du berger » Cliquez ICI
-6- concernant les photographies et cartes postales anciennes :
.regarder
Saint Bonnet en Champsaur autrefois (video) Cliquez ICI
Pont du Fossé autrefois Cliquez ICI
Orcières autrefois (diaporama) Cliquez ICI
-7- concernant les Monuments historiques (classés ou inscrits) :
.voir la Chapelle des Pétètes, le château de Saint Léger, le manoir de Prégentil, les ruines du château de Lesdiguières Cliquez ICI
Article de Robert Faure du 26 juillet 2011
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The " Society of studies of the Hautes-Alpes ", in his " Bulletin 2008 ", publish the narrative of Robert FAURE's long inquiry on 700 years of the
mill of " Pnt du Fossé" (municipality of Saint Jean Saint Nicolas).
This old mill which, originally, carried(wore) a Roman name: the mill of "Pontis Fossati" knew throughout the centuries of the animated stages, owners' succession: kings Humbert Ier and Humbert
II, Dauphin who will become Louis XI, Lords, Lesdiguières, solicitor, noble persons, carpenter, "pataron" Director of the " Advice of the ancients ", mayors, apprentice until the industrial
competition pulls(entails), in the 1950s, the decline of the milling.
Today the mill of of "Pont du Fossé ", municipalisé, became a peasant museum which presents that was the life formerly in houses
champsaurines. We can visit it.
Robert FAURE, by following the track of this alpine high respect that, on him, can focus all the long historyof
Champsaur.
M. Philippe Lecourtier (
webmaster).
Pendant plusieurs mois, après lecture de ce blog, certaines personnes restaient très interrogatives sur son mystérieux auteur.
D'où venaient toutes ces photos dont quelques unes étaient vraiment anciennes ?
Il m'a donc paru, à un moment, plus correct de me présenter ...et je le fais donc en toute simplicité.
Pourquoi un blog sur le Glaizil puis sur le Champsaur ? :
Médecin gériatre à Marseille, je connais le Glaizil depuis mon enfance ( tous les étés de 1959 à 1970 ). J'ai donc beaucoup de
souvenirs dans ce village et la région : amitiés, marches, paysages inoubliables ( Lac de Pétarel, vieux Chaillol, pic du Glaizil, chemin du facteur de La Salette ....) et des
photos.
Une rencontre inattendue m'a poussé a approndir le sujet, en particulier pour le château de Lesdiguières .
Effectivement en 2006, alors que l'idée d'un site ne m'avait même pas effleuré, passant à St Bonnet ( 6 km du
Glaizil ), j'ai rencontré tout à fait par hasard M. ROUX historien du Champsaur, avec qui j'ai pu longuement parlé et qui m'a donné beaucoup d'informations et de documents
sur le Duc de Lesdiguières et le village du Glaizil.
Peut-être 6 mois plus tard, j'ai appris que le Père Laferrière, ancien directeur de la colonie du Glaizil, allait prendre sa
retraite ( 80 ans ) et partir d'Aix en Provence. C'était l'occasion de le revoir après tant d'années. Il a eu l'amabilité de me recevoir. Le sujet de conversation est
vite tombé sur Le Glaizil. Il m'a expliqué à cette occasion l'historique de la colonie et m'a transmis de nombreuses photos.
L'idée d'un blog a commencé à germer. Comment garder pour moi plus de 400 photos et ne pas les partager ?
En 2007
Une fois ce blog en route, j'ai également rencontré le Père Gras de l'oeuvre Timon David et directeur de la colonie de "La Sainte Famille" ( colo des Marseillais ) pendant de nombreuses années. L'essentiel de cet entretien ressort dans l'article dédié à cette colonie .
En 2008
Le blog s'est ouvert à tout le Champsaur, avec 140 articles sur toute la région, 6000 photos adressées par les internautes, faites par moi-même .......
En 2008 une rencontre importante avec M. Robert Faure.

M. Robert Faure m'a adressé un petit mot en 2008 pour commenter l'article sur la résistance 39-45 dans le Champsaur et me proposer de faire
quelques corrections. Spécialiste du Champsaur avec 6 livres remarquables ( que j'avais lus en 2007) je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de l'inviter à écrire dans ce blog. C'est ce qu'il
fait depuis trois ans, avec 30 articles très divers ( Champsaur d'aujourd'hui et d'autrefois ) écrits d'une plume alerte. M. Faure a été également journaliste et homme
de radio.
Par ailleurs un diaporama présentant l'ensemble de ses livres et de ses articles a été mis en ligne en avril 2009 . Pour lire le
sommaire de ses articles Cliquez
ICI
Rencontre avec Eric Boeuf : un sportif exceptionnel !....et un grand
coeur.
M. Eric Boeuf, alpiniste averti (
sportif de l'extrême, décoré de la légion d'honneur....... ) a fait 32 ascensions réussies de l'Obiou. A l'occasion de l'une d'elle, il a découvert par hasard de nombreux
morceaux du DC4 écrasé contre l'Obiou en 1950. Ces morceaux n'avaient pas été repérés jusqu'à ce jour, car ils avaient probablement été entrainés par une avalanche et se
trouvaient donc en un lieu inattendu. Comme il le dit dans l'article qu'il m'a envoyée, il a descendu de nombreux fragments "afin de rendre hommage aux victimes , d'une façon ou d'une
autre....". Sa démarche a été appréciée par beaucoup ( l'Evêque de Québec, le recteur de Notre Dame de La Salette.....) et critiquée par d'autres....... Je lui laisse donc la parole
dans l'article ( à la fin ) sur l'accident de l'Obiou où il raconte ses découvertes . Cliquez ICI . Je pense que dans les mois à venir il aura beaucoup de choses
à nous dire.
En 2008 rencontre également avec M. Servel qui a écrit deux articles intéressants dans ce blog.
En effet la famille Servel ( bien connue au Glaizil ) était propriétaire de la ferme de la Chaup qui est devenue en 1953 la colonie Timon David ....
M. François
Servel a écrit donc un premier article sur cette ferme : pour le lire cliquez ICI
Puis un deuxième article sur le départ de certains membres de sa famille vers la Louisianne (
voir photo ). Cet article va bien au delà d'une histoire personnelle. Beaucoup de Champsaurins ont été tenté par l'aventure d'un départ vers les USA ou le canada ( M. Robert Faure en parle aussi
dans un article ) et rejoint donc la grande histoire du Champsaur. Pour lire l'article cliquez ICI
Par ailleurs François Servel m'a suggéré en 2010 lors d'une rencontre à Marseille, d'approfondir deux sujets. Le premier sur Mgr
Jean Eyraud, né au Glaizil, et dont le procès de béatification est en cours. Le deuxième sur le village abandonné de Chaudun ( 1895 ) . Ces deux articles réalisés en
2010 sont intéressants et très appréciés par les internautes.
Pour information rien n'avait été écrit jusqu'à ce jour sur internet concernant Mgr Eyraud. Donc énorme travail de recherche et résultat intéressant.
En 2009, M. Froment Berthou nous explique la fin de la colonie
d'AIX. ( en 1972 )
Directeur de la colonie du Glaizil en 1971, il m'a expliqué par mail la fin de la colonie d'Aix. Il m'a par ailleurs adressé de nombreuses photos
et un petit film ( super 8 ) de cette année là.
Pour son article : cliquez
ICI ,
Pour les photos de 1971 cliquez ICI
Pour le film super 8 cliquez ICI . Ce film est malheureusement de mauvaise qualité .....et curieusement déjà de nombreux
passages.
Août 2010 : Marjorie Hoffmann nous rejoint pour parler du Champsaur en photos.
........ses photos révèlent beaucoup de talents. Elle nous fait découvrir par exemple la fête de la transhumance à Chauffayer, les danses folkloriques, la vallée du Champsaur et du valgaudemar .....
Je vous invite donc à découvrir ses clichés en cliquant ICI
Un blog donc qui est lancé et qui va bon train .....
- 8000 passages en 2007,
- 20.000 en 2008 ,
- 35.000 en 2009 ,
- probablement plus de 80.000 en 2010, soit en moyenne 200 à 300 passages tous les jours .
- Nous sommes à 200.000 pasages le 14 mai 2011.
Un autre chiffre étonnant : 700 passages la seule journée du 14 juillet ( le tour de France passait dans la région ) .
L'article le plus visité est celui celui du Pélerinage de ND de la Salette ( j'en suis surpris), talonné par les articles de M. Robert Faure, ensuite la Résistance 39-45 dans le Champsaur, et plus surprenant l'article sur l'accident d'avion contre l'Obiou en 1950 .
Depuis plusieurs mois ce site est classé régulièrement dans les 2000 meilleurs blogs de France ( Over-blog ) sur 40.000. Il a été cité à plusieurs reprises dans les journeaux, ou sur internet pour son intérêt etc........J'arrête........
Vous avez des choses à nous dire sur la région ?
Vous êtes les bienvenus et vous pouvez m'écrire à glaizil@hotmail.fr
Bien cordialement .
Pour revenir à l'ACCUEIL cliquez ICI
Nous venons
d'apprendre avec une grande tristesse le décès du Père Dominique Faure le 1er novembre 2011 après évolution d'un
cancer généralisé. Le Père Dominique que j'ai eu l'occasion de rencontrer de nombreuses fois et sur plusieurs années (au Carmel Notre-Dame à Marseille, à l'oeuvre Timon David, ou
encore avec son frère Bernard à Notre Dame de vie....) s'est occupé de cette colonie avec talent.
Qu'il soit décédé le jour de "la Fête de tous les Saints" (Toussaint) , un jour si grand, m'a consolé quelque peu.
La colonie Marie Philip
Colonie Marie Philip
Ces photos ont été prises .....sous un pluie battante. Je pense mettre sous peu des photos anciennes de la colonie et toutes les informations que j'ai pu recueillir.
Aujourd'hui, cette colonie a changé de mode de fonctionnement. Des groupes de jeunes peuvent venir occasionnellement pour 8 ou 15 jours sur simple demande. Le lieu peut acceuillir entre 10 et 90 personnes. Pour tout renseignement, s'adresser à M. Jean-Claude Ferraro ( qui habite juste à côté de St Bonnet à Bénévent-Charbillac) au 04 92 50 00 09.
Une vue magnifique sur la vallée du Champsaur...lorsqu'il fait beau temps.
Le batiment vu sous un autre angle.
La chapelle de la colonie. L'autre batiment se trouve juste derrière.
L'entrée de la Chapelle. C'est le cas de le dire.....il pleuvait des cordes.
Ce petit chalet qui se trouve en marge du terrain de la colonie, a servi pendant quelques années de lieu de repos occasionnel à l'Evêque de Marseille.
Un mutisme des anciens de la colonie Marie Philip: pourquoi ?
Plusieurs colonies ont répondu présent :
La première colonie ( celle du père Laferrière au Glaizil 1937-1972) m'a communiqué près de 600 photos. Les anciens de cette colonie, qui ont tous plus de 60 ans, se sont retrouvés suite à cet article en 2009, 2010, 2011....et tous avaient d'excellents souvenirs à raconter. Très belles journées ! (je suis allé pendant 12 ans dans cette colo) et j'ai participé aux trois rencontres.
Un deuxième article a été écrit sur la colonie Timon David au Glaizil. La réaction a été identique avec plus de 100 photos reçues, plusieurs rencontres avec l'ancien directeur, le Père Paul Gras, des mots plusieurs fois par semaine.....et probablement une rencontre des anciens aura lieu. (je suis un ancien de Timon David)
Par contre, pour la colonie Marie Philip, c'est le grand silence. Une personne qui m'avait été recommandée (car en possession de nombreuses photos) a refusé de me les communiquer. J'ai été surpris. Plus curieux, les différentes personnes que j'ai rencontré ensuite ont fait preuve du même mutisme. Il y a donc un mystère.........
J'ai donc mis fin à mes recherches sur cette colonie et à toutes recherches sur les colonies du Champsaur car pour celui qui est demandeur ( le webmaster) ce n'est pas simple.
Dommage pour les anciens .....
J'ai reçu un mot très gentil de Claude le 11 avril 2011 :"Cette colonie a été super. Oui, de beaux souvenirs. Nous regrettons seulement son évolution vers autre chose et des séjours qui n'ont plus rien à voir avec le projet éducatif initial......". L'information est de taille. Mais je pense que toutes les anciennes colonies prennent cette direction du fait de la législation, des impératifs de sécurité, des problèmes pécuniers que cela entraînent........Merci pour ce mot.
Explications :
Le dernier mot de Claude m'a incité a écrire un article sur la "fin programmée des colonies en 2012" qui a fait quelques remous. Cet article touche du doigt les graves problèmes que rencontrent les colonies de vacances pour continuer leurs activités. La colonie Marie Marie Philip a été continuellement dans mon esprit lorsque j'ai écrit cet article. Pour le lire Cliquez ICI
Pour lire les 13 articles sur la colonie Laferrière au Glaizil. Cliquez ICI
Pour lire l'article sur la colonie Timon David au Glaizil. Cliquez ICI
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COLONIE "TIMON DAVID" AU GLAIZIL
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Nous
venons d'apprendre avec une grande tristesse le décès du Père Dominique Faure le 1er novembre 2011 après évolution d'un cancer généralisé. Le Père Dominique faisait partie
de l'Oeuvre Timon-David. J'ai eu l'occasion de le rencontrer de nombreuses fois et pendant plusieurs années (au Carmel Notre-Dame à Marseille où il disait la messe régulièrement, à l'oeuvre
Timon David boulevard de la Libération, ou encore avec son frère Bernard à Notre Dame de vie....). Dans le Champsaur il s'est occupé avec talent de la colonie "Marie Philip " à
Saint Bonnet.
Qu'il soit décédé le jour de "la Fête de tous les Saints" (Toussaint) , un si jour grand, m'a consolé quelque peu.
J'adresse à sa famille et à tous ses frères mes sincères condoléances.
La création du centre de
vacances de « La Sainte Famille » au Glaizil remonte à l’année 1953. C'est l’œuvre du Prado (
Œuvre Timon David ) à Marseille qui mit le projet sur pied et devint propriétaire à cet effet , du lieu dit « Le Clot » ( après
renseignements donnés par Mr François Servel en 10/2007 il s'agissait en fait de la ferme de la Chaup ) . Cette ferme et ce terrain appartenaient à la famille « Servel ».
Le père Bœuf directeur de "l’œuvre du Prado" s’est occupé de la transaction . La ferme qu'il
venait d'acheter était grande et les travaux furent aussi importants à l'extérieur qu'à l'intérieur .
Cet article a été élaboré suite à un long entretien que j'ai eu avec le Père
Paul Gras ( de l'oeuvre Timon David ), et aux renseignements donnés dans un deuxième temps par Mr François Servel dont la famille était propriétaire des
lieux avant 1953.
Centre de vacances de "la Ste Famille "au Glaizil
Sur cette photo de 1964 environ : à droite le père Antoine Cocchini , à gauche le père Guiton ( de passage ) . Mr et Mme Louche ( respectivement 2em et 4em en partant de la droite ) qui ont été bénévoles pendant des décennies .
Curieusement j'ai trouvé cette carte postale de la ferme initiale sur un site anglais !

Carte postale de 1953. Initialement j'ai
cru reconnaître sur ce cliché la colonie d'Aix-en-Provence au Glaizil. Mais en réalité, il s'agit de la colonie Timon David sur une carte postale vraiment artisanale,
certainement vendue aux jeunes au tout début de la colonie . L'inscription du bas a été mise sur le négatif. Cette carte a été écrite par " Fernand et
Daniel Verdillon" à leur marraine.....aucune confidence. Si les propriétaires se reconnaîssent qu'ils n'hésitent pas à se manifester.....je leurs rendai bien
volontiers leur bien. ( Cela s'est déjà produit une fois pour une autre carte postale, écrite il y a 45 ans ) . Celle-ci provient d'une brocante ( via internet -delcampe ) du
Gard à Redessan.
En voyant ce comparatif entre les 2 colonies (en 1953) vous comprendrez qu'on puisse se tromper de temps en
temps sur les vieux clichés!
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Un grand merci à Mr Servel pour ces précisions. Au passage , on remarquera que le terrain que l'on nomme le "Clot " , s'appelait en réalité la "Chaup"
, "la ferme de la Chaup".
Cliquez sur la photo ou sur
cette ligne pour lire l'histoire de cette ferme et de la famille qui en a été propriètaire .
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En 1954
les travaux
rondement menés par le Père Antoine Cochini sont terminés et les premiers séjours commencent .
Le journal de l'époque titre ainsi le 08 AOUT 1954 :
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HUIT JOURS PLUS TARD LES JOURNAUX PARLENT DE L'INAUGURATION .
On apprend donc dans cet article que le RP Servel ( fils des anciens propriétaires du terrain du Clot était présent ) . On y apprend également que Mgr G Jacquot présidait cette célébration
avec son vicaire général Mgr Nal . Le Père Antoine était bien-sûr présent . Les enfants de la colonie d'Aix en Provence et leurs parents étaient conviés à la cérémonie . (
15 Aout 1954 )
Cet article de journal date de 1954 , juste après l'inauguration .Je le cite : "nous avons présenté hier à nos lecteurs la magnifique
colonie réalisée par l'oeuvre Timon David dans le Champsaur dans les Hautes Alpes , colonie qui a été inaugurée officiellement dimanche " .
Si vous êtes intéressés par les photos de groupe , elles ont été mises dans la 2em partie de l'article .
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Le papier publicitaire donné aux familles en
1954
Au tout début le père Antoine Cochini recevait en Juillet , Aout et Septembre pour des séjours de 3 semaines ( cela empiétait un peu sur septembre donc ) . La colonie recevait alors 130 jeunes ( et quelques fois plus ). Actuellement , pour donner un ordre d'idée , les nouveaux critères du ministère "de la jeunesse et des sports" n'autorisent l'admission que de 85 jeunes .
Le père Antoine fut très dynamique dans la gestion de la colonie , sachant négocier avec finesse et persuasion auprès des autorités de tutelle . On raconte que dans une tractation difficile on lui proposa 1000f d’aide . Sans se démonter il répliqua « Ce n’est pas 1.000f qu’il me faut mais 60.000f ». Et il les obtint quelques semaines plus tard ! Il eut autour de lui également des bienfaiteurs conscients de l’intérêt de l’œuvre .
Lui qui avait tant discuté point par point les subventions était connu de tous les bureaux administratifs . Quand il est mort les tutelles étaient comme désarçonnées de ne plus l’avoir comme interlocuteur et se demandaient comment faire dorénavant .Comme quoi la vie relationnelle a ses paradoxes .
Le père Albert Peliccia fut après lui , directeur jusqu’en 1979 . Le père Gras prit la relève de 1979 à 2004 . C’est lui qui a eu l’amabilité de me recevoir pour ces quelques explications .
Mr et Mme Louche ont aidé la colonie pendant des années avec tout leur cœur . Mr Louche est décédé sur le site même de la colonie ( 1985 environ ).
Photos de la colonie , prise de l'autre côté .Seul le bâtiment au premier plan a été rajouté à la ferme initiale
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La Chapelle de la colonie .
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Il s'agit de la première carte postale de la colonie .
Le batiment vu de la route .
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Ils venaient essentiellement en 1960 de l’œuvre de Jeunesse Timon David située au Prado à Marseille .Quelques-uns venaient d’un institut pour jeunes en difficultés à St Tronc ( Œuvre de l’abbé Fouque 13011 Mlle ) . Avec ces jeunes de St Tronc les choses n’ont pas toujours étaient simples pour le père Antoine .
Lorsque l'oeuvre du Prado ferme en 1978 , le père Antoine négocie avec les caisses d'Allocations Familiales pour recevoir ,directement de leur part ,50 jeunes puis plus tard 80 jeunes . La colonie se trouve donc dans la position curieuse de recevoir directement des jeunes de la part des" caisses" sans connaître parfois les parents .
Après quelques années finalement les caisses ont accepté que Timon David s'occupe du recrutement tout en finançant le séjour .
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30 JUILLET 2007
Je suis allé au Glaizil pour faire quelques photos du village , espérant également faire des photos de groupes de la colonie Timon David .....Les jeunes venaient de partir .
Mais quelques photos de la colonie ont été faites .
Dommage
qu'il n'y ait pas de jeunes .Le terrain de jeux me parait bien vide .
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20 Juillet 2009.
Comme en 2007, en montant au Glaizil , j'espérais faire quelques photos des jeunes de la colonie et de l'intérieur des batiments. Je n'avais aucune
idée précise sur ce que je pouvais faire réellement......et heureusement car la colonie était vide ! ( comme en 2007) . Par contre j'ai été reçu très aimablement par Mr Goldstein
Patrick qui était sur place et qui m'a accompagné pour faire quelques photos à l'intérieur des batiments . Vous allez donc les voir apparaître dans la semaine
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Au fond du couloir sont affichées pas mal de photos des années précédentes. J'ai pris en photo celles que je ne connaissais pas. Vous
les trouverez un peu plus loin et dans quelques jours ( 04/09/2009) .
Voilà le genre de photos que j'ai trouvé. Sympathiques
! Descendez et vous trouverez les autres.
Le refectoire . Pas de jeunes , mais on pressent qu'ils sont partis depuis très peu .
Le refectoire pris en sens inverse ( diagonale ) .
La Chapelle . Je n'avais pas mis les pieds dans cette chapelle depuis 45 ans ! Vous vous en doutez , l'émotion a été forte.
Les dortoirs
Les volets étaient fermés. Mais la luminosité n'est pas si mauvaise pour une photo sans flash.
Idem . Photo prise sans fash pour conserver des
couleurs chaleureuses......
Dessins originaux sur les murs....dortoirs sympathiques.
Cette photo a été prise avec le flash et les couleurs ne sont pas très naturelles.
J'ai donc fait le tour de la colonie avec Mr Goldstein
Patrick, qui a été très disponible pour les explications.Un grand merci .
Pour terminer, je place ici les chants de la
colonie......
Quelques "tubes" que nous chantions à l'époque . J'ai réécouté ces airs avec une certaine surprise compte tenu de leur
qualité.....Pour écouter cliquez sur un des logos :
" Santiano"
"Allez mon troupeau"
"Debout les Gars" .....unique en son genre.
Vous pouvez trouver la plupart des chants de la colonie ( la qualité en plus ) en cliquant ICI
Vous pouvez voir un diaporama de toutes les photos de la colonie ( mis en ligne en mai 2010) Cliquez ICI
Il es possible que certains internautes ne puissent pas aller plus loin ( photos de groupe ) . Dans ce cas cliquer ICI. pour voir cet article en
entier.
Photo 1 Cette photo de groupe doit dater de 1960 environ .Voir agrandissement plus bas .
Photo 2 : Agrandissement de la photo précédente : 1/3 gauche .
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Photo 3 : agrandissement du milieu de la photo .
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Photo 4 : agrandissement 1/3 droit .
Photo 5 : derniers préparatifs avant le départ .
Photo envoyée en mars 2010 par Patrick Gaudemard. Il se trouve complètement à droite tête découverte. La photo semble avoir été prise au bout du
terrain.
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Photo 6: elle semble très ancienne ( 1952 ? ) . Vous remarquerez la tenue , beret ...
Concernant cette photo, j'ai reçu un mot très sympa d'un internaute en janvier 2011: " Bonjour, je m’appelle, René Vitiello. J’ai inauguré la colonie en 1952 ou 1953, et ce jusqu'en 1957-58. Je vous informe, que, la 1ere colonie de vacances organisée par l’œuvre Timon-David, ce fut en Ardèche, au lieux dit Saint-Agréve en 1950 -51 et les pères étaient le père Bœuf ancien de 1914 et le père Ferrari (dit fetou). Le père Antoine a remplacer le père bœuf par le suite. Vous parlez dans un de vos articles de la famille verdillon que j’ai connue au patronage, ............ et j’étais avec eux à l’époque de l’envoie de cette carte postale : que de bons souvenirs.
Je suis sur la photo prise dans un journal avec l’habit des cœurs vaillants, pantalon marron chemise bleu, béret avec écusson de Timon David, foulard bleu à bordure blanche, et rouge à bordure blanche car nous étions scindés en 2 groupes et chaque groupe avait un fanion à ces propre couleurs voila pour l’habit. On montait parfois sur la colline le chapeau de gendarme face a la colonie et on redescendez, par les éboulis en courant, je pourrais écrire une page...."
J'ai donc posé la question à René sur l'année de cette photo. Voici sa réponse : "à mon humble avis la photo doit dater de 1952, je me souviens vaguement de ce moment, car cela était un évènement à cette époque: cela permettait de mettre un peu d’animation dans le village et par la même occasion de faire travailler les commerçants du village qui en avaient bien besoin".
Photo 7 : première photo couleur . Camp d'hiver ( 1970 environ ) .
ENSEMBLE DE PHOTOS DE 1980 .
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Le Père Paul Gras a eu l'amablité en ce mois décembre 2007 de me passer de nombreuses photos de la colonie . Seul problème elles ne sont pas datées .Ces
photos étaient mises dans des pochettes , à priori donc de la même période . Je vais donc essayer de les dater en fonction de quelques critères : couleurs ou noir et blanc , modèle de voiture ,
personnes présentes ..... N'hésitez pas à me donner quelques indications si vous en avez .
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Photo 8 : 1980
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Photo 9 : 1980
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Un petit mot de Jean
Marc Maury ( du 21 juillet 2009 ) : Bonjour à tous .... J'ai trés bien connu l'oeuvre de la jeunesse du prado et la colonie du
glaizil depuis les années 1973 jusqu'à la fermeture malheureuse de l'oeuvre du prado.
Je suis passé par tous les stades en colonie ( colons- aide moniteur -moniteur -chef des moniteurs ) .
J'ai passé du bon temps avec le pére Cochini - le pére ALBERT - le pére GRAS . Il et regrettable que cela n'ait pas continué.
Espérant revoir les quelques anciens qui restent. amitiés à tous .
Un petit mot de Patrick Themista reçu le 30 décembre 2009 . Quelle émotion. J’ai découvert ce blog part hasard et que d’émotions.
J.M Maury et H.Garcin que je connais. J’ai fréquenté l’œuvre Timon David de 1969 jusqu’à la fermeture, avec le père Antoine, père Peliccia, père Gras et Michel Brandino qui n'était pas encore prêtre, mais qui fut ordonner quelque année plus tard à la cathedrale de Marseille. Le Glazil en 1970, les camps au Plan d’Ops et Saint Jean de Gargier, les sorties familiales à Sylvacane et à Uzes. La retraite religieuse à Saint Menet. Extraordinaire.
Photo 10 Année :1980
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Photo 11 Année : 1980 .
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Photo 12 . année :1980
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ENSEMBLE DE PHOTOS DATANT DE 1985 .
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Photo 13 : Année
1985 ? N'hésitez pas à me donner des dates et des noms .
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Photo 14 .1985
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Photo 15 . 1985 ?
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Photo 16 .
Année 1985 ?
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Ensemble de photos plus récentes de la période de 1991 à 1995
Je viens d'avoir quelques précisions de noms et de dates par un ancien de la colonie , Abi DAROUECHI . Je le remercie vivement .
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Photo 17 . Le moniteur qui se trouve à droite , au 3em rang , s'appelle KRIMO . Le moniteur en bleu : Robert
.Complètement sur la gauche, cheveux longs, vétue de noir Nathalie Garcia.
JUIN 2009 : Nathalie a laissé un commentaire sympa sur la colo et sur cette époque, le voici :
"Le WE dernier je me suis retrouvée avec mon frère aux alentours de la colo et on a décidé d'aller y faire un tour!Rien a changé depuis 25 ans! c'est fou!!! Que de souvenirs
j'ai dans cette colo! J'y suis allée d'abord en colon pendant plusieurs années à la même époque que robert, michel et un certain Dosseto ( avec mon frere, ma cousine) puis une fois en tant
qu'animatrice. D'ailleurs je suis sur la photo 17à gauche,tout en noir,( celle-ci ) la brune aux cheveux longs! sacré photo, vive l'adolescence, lol!
J'ai reconnu robert et krimo! je pense qu'ils se rapellent de moi et pourtant! j'ai connu ton frère robert: je me souviens de lui. On était dans la même équipe avec un foulard rouge! je
suis désolée pour lui!
Ca me fait drôle de ne pas voir sur les photos Michel ou Jean-Michel (me rapelle plus), c'était l'accolyte de robert! Ils étaient inséparables en tant que colon et de même en tant
qu'animateur! halala! j'ai pleins de souvenirs là! les jeux au 1er plateau, 2ème plateau, le chapeau de l'évèque, le rocher du duc......
bon bref voila mon petit témoignage,
à bientot
8 Juillet 2009 et la réponse inattendue de Robert :
"Je remercie nathalie Garcia pour son petit mot sur mon frère. J'ai été très touché et tu vois je ne me souvenais plus que vous vous connaissiez. Je crois que c'est le seul endroit où mon frère
et moi étions bien . C'est pour ça qu'il y montait souvent pour se ressourcer.
Moi-même je monte assez souvent aussi me promener dans le coin. Je pense beaucoup finir ma vie là bas, si cette même vie me laisse le temps ! A bientôt "
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Photo 18 . En vert , en 3em position partant de la gauche , Abi me précise qu'il s'agit de son grand frère , Ben
Darouechi . On le reconnait également sur le cliché précédent .Le moniteur s'appelle Robert .
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Juin 2010 : un mot d'Isabelle Ruiz
:
Je suis tombée par hasard sur votre blog à ma plus grande surprise et pour mon
plus grand plaisir !
J'ai passé sept étés dans cette colonie avec le Père Gras et ces sept années resteront à jamais gravées dans ma tête. J'ai 20 ans donc c'est une
bonne partie de ma vie !
Je suis allée dans cette colonie de 1995 à 2002 si mes souvenirs sont
bons. J'en ai gardé d'excellents souvenirs mis à part la dernière année car le père gras manquait de moyens, cela c'est ressenti dans la nourriture, les activités... Mais à part ça
cette colonie a fait partie de ma vie.
J'ai quelques photos de la colonie, dès que j'ai un moment, je les scanne et vous les envoi.
Il y avait un monsieur d'une extrême gentillesse : Alban , savez-vous ce qu'il est devenu ?
A très bientôt!
Photos 20.
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Photo 21
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Photo 22 . Année 1991 . Super photo .On reconnait Abi et Abo Darouechi , frères jumeaux habillés en rose .
Photos
23 .Toujours quelques renseignements donnés par Abi : le jeune qui est debout , habillé de blanc s'appelle Ahmed Méchati , et habillés de façon identique Abi et Abo DAROUECHI
.Il me précise que le jeune qui est devant , tout à droite , s'appelle Damien Chabas .
Photo 24
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Photo 25 . Nilsen me signale ( avril 2008 ) que le troisième jeune en partant de la gauche , habillé en rouge , s'appelle Daniel et qu'il s'agit de
son frère . ( merci Nilsen pour le renseignement ) . Il ajoute sur son email " ...souvenirs , souvenirs...." . Je crois que beaucoup pourrait en dire autant .
Photo 26 .
Photo 27 . Sur cette photo à nouveau deux jumeaux : le premier assis devant , au centre , Grégory . Son frère jumeau debout , Anthony
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Photo 28 . Décidément ces photos de 1991 sont vraiment
réussies .Habillé en orange ,Clément . En bleu , tout à fait à droite Olivier Gaye .......
Photo
29 .
Serge et Fred Réty . Serge tient le drapeau coca cola et Fred et juste a coté les bras croisés. ( indications de leur frère Franck Réty qui se trouve sur la photo 31 et 32
)
Photo 30 . On retrouve KRIMO , le moniteur . Habillé en vert sur la droite Kader Mechati , le frère d'ahmed Mechati
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Photo 31 . Krimo le moniteur , et le jeune Darouechi à sa droite .Avec le pull rouge et manches bleues Franck Rety ( Indications de Robert Nilsen )
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Le 22 juillet 2009 : un mot de Franck Réty
Salut à tous,
je viens de tomber par hasard sur ce blog: c'est fou les souvenirs qui reviennent . Agréablement surpris qu'il y ait des photos. Je ne m'en souvenais plus. Pour les
personnes qui se demandent qui je suis, je suis sur la photo 31 pull rouge avec les manches bleues, juste à la gauche du moniteur Krimo, puis sur la photo de groupe 32 juste au
centre debout. il y a même une photo avec mes 2 petit frères jumeaux Fred & Serge il sont sur la photo 29. Serge tient le drapeau coca cola et Fred et juste a coté les bras croisés.
alala souvenirs souvenirs.
Merci à la personne qui les a postées.
Réponse : toutes ces photos ont été données par le Père Gras . Merci pour ton mot Franck .
Photo 32 . Avec le temps je deviens bon pour repérer les personnes : on reconnait sur la droite le Père Gras , les moniteurs Krimo et
Robert ,.... .
Photo 33 . Une information incertaine : le moniteur s'appelerait Jean-Louis Rosen.....Plus certain , en blanc , à sa
droite , en blanc , Sandra Benayoun ( Robert Nilsen )
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Photo 34 . Robert le moniteur .
. Photo 35 . A gauche , Gerard ( barbu ) le directeur , et au milieu Sophie la monitrice ( Robert Nilsen
)
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Photo 36 .Belle photo ....malgré les plis de l'autocollant .
Robert Nilsen me précise que la monitrice à droite s'appelle Véronique et à gauche Marie-Laure .
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1 / Vous pouvez voir un diaporama+ film ( 1971) de toutes les photos de la
colonie ( mis en ligne en mai 2010) Cliquez
ICI
2 / Vous pouvez également voir des photos de 1971 qui ont été prises lors d'une rencontre de foot entre la colonie d'Aix-en-Provence et la colonie Timon
David. cliquez ICI
3 / Vous pouvez revenir à l'Accueil en cliquant ICI
Photo 19 . Nul ne peut les ignorer , vous les avez reconnus : les "Daltons "
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Cet article a été écrit par Mr François Servel ( Avril 2008 )
C’est à la suite de la visite du site www.glaizil-overblog
que l’idée de rassembler quelques documents ou souvenirs familiaux liés à la ferme de la Chaup, maison natale de mon père, m’est
venue. N’ayant moi-même jamais vécu, ni passé de vacances dans cette maison, j’ai puisé dans les souvenirs des autres : d’abord ceux que ma mère qui n’est pourtant pas champsaurine, m’a oralement communiqués, puis ceux écrits dans une ancienne et abondante correspondance ou carnets
laissés par mon père et mes aïeux disparus.
La ferme de La Chaud en 1906
Cette maison fut édifiée par l’entrepreneur Broguières de Saint Bonnet entre 1894 et 1895 au bénéfice de Jean Pierre Servel-Champagne (1844-1908) et de Marie Chaix, son épouse, sur les données suivantes : longueur 22 mètres, largeur 11 mètres, avec remise mesurant 8 m x 4 m et 2 mètres de profondeur. Le devis s’élevait au total à 9400 francs.
Auparavant, la famille Servel habitait dans une maison aujourd’hui disparue, qui s’élevait à l’emplacement actuel de la mairie du Glaizil.
Le terrain sur lequel la ferme de la Chaup est bâtie faisait partie d’un legs que de lointains cousins de Jean Pierre, François et
Joseph Servel-Ricaille, morts sans héritier, lui laissèrent , à charge seulement que fût célébrée chaque année à perpétuité, une neuvaine de messes pour le repos de leurs âmes. Cette obligation a
été fidèlement exécutée jusqu’au jour où fût vendue la propriété. A ce moment là, une commutation fût demandée au Saint Siège, lequel changea cette obligation en celle d’ trentain de messes, une
fois pour toutes. Le trentain ayant été célébré, l’obligation s’est éteinte.
Les cultures se composaient de fenasses, prairies, céréales et pommes de terres. Quelques animaux étaient également élevés, vaches, moutons, cochons.
A la mort de Jean Pierre, c’est l’aîné, Jean Baptiste, qui prend la suite .
En 1922, la ferme sera mise en gérance auprès de Jacques Servel-Empereur, puis plus tard auprès de Joseph Galland jusqu’en 1953 où elle sera vendue à l’œuvre Timon David et emménagée en colonie de vacances.
Plan ayant servi lors de la vente
Une petite parenthèse sur un usage apparemment fréquent dans le Champsaur, en tous cas très vivant au Glaizil jusqu’à la moitié du XXème siècle, les sobriquets. En effet, la famille de Jean Pierre agrémentait son nom Servel du sobriquet de « Champagne ». Ainsi les noms de Jean Pierre Servel, Jean Servel, Jean Pierre Servel-Champagne ou même de Jean Champagne pouvaient s’adresser à la même personne. Ces sobriquets servaient à distinguer les différentes lignages de Servel. Il existait alors des Servel-Bot, Servel-Lempereur, Servel-Ricaille, de même que chez les Gautier, il y avait des Gautier-Rond…
Jean Pierre Servel est né au Glaizil (Hautes Alpes) le 15 juin 1844. Son père était cultivateur, mais aussi instituteur ambulant pendant l’hiver. Sa mère est morte alors qu’il avait deux ans. C’est sa sœur qui a dix ans au moment de la mort de sa mère qui assurera sa première formation ainsi qu’à son frère Auguste et son autre sœur Rosette.
Pendant quelques années, il suit l’enseignement d’un maître d’école dans un village voisin. Il y apprend suffisamment de latin pour comprendre la messe, le chant,
les mathématiques et surtout la géométrie. Après quoi, il s’occupera avec sa famille des travaux des maigres champs de la ferme.
A l’âge de vingt ans, ayant tiré un mauvais numéro, et n’ayant pas assez d’argent pour se payer un remplaçant, il part pour un service
militaire de sept ans, qu’il effectue en grande partie à Toulouse et Lannemezan. A peine a-t-il terminé son service militaire (mars 1870) qu’il est rappelé en juillet pour la guerre franco prussienne où il sera fait prisonnier et déporté en Silésie Le 2 mai 1877, il épouse Marie
Chaix (22ans) qu’il installe dans la maison paternelle du Glaizil.. Entre 1877 et 1888 naissent 5 enfants.
Jean Pierre Servel , Marie Chaix
son épouse et leurs 5 enfants . Cette photo a été prise la veille du départ pour la Louisiane . Seule Mélanie Servel , la soeur de Jean-Pierre , ne partira pas .
Simultanément, il devient maire du village, fonction qu’il occupera de 1877 à 1887. Fin 1888, la famille décide de partir en
Amérique. Jean Pierre réponds aux appels de son frère Auguste installé depuis quelques temps à St James (Louisiane).Malheureusement, les retrouvailles avec son frère ne sont pas bonnes :
“ Intendant de son frère, Jean Pierre a la charge de surveiller une immense plantation de canne à sucre. Un nombreux personnel
de Noirs encore en semi-esclavage, y est employé. Un jour, Jean Pierre entend des cris. Il accourt et se trouve devant son frère rouant de coup un pauvre Noir coupable de quelque petit larcin ou
de paresse. Jean Pierre bondit, arrête son frère. Le Noir déguerpit. Blême de colère, Auguste dit alors : Qui est le maître ici ? C’est toi répond Jean Pierre, mais il est un autre
Maître au dessus de toi qui te défend de traiter un homme comme une bête de somme ”
Conscients qu’ils n’avaient plus les mêmes valeurs qu’Auguste, Jean Pierre et Marie décident de rentrer au Glaizil. L’aventure aura duré 3 mois. ”
Jean Pierre se remet à la culture de ses champs alpins. La petite Mélanie qui n’avait que 8 mois lors du voyage en Amérique meurt, mais quatre autres enfants naîtront par la suite.
Il redevient maire du village quelques années, mais renonce pour se consacrer à sa nombreuse famille et à sa ferme. Il exerce également quelques services de géomètre arpenteur dans son village. Il semble qu’il ait vécu à ce moment là, la période la plus heureuse de sa vie faite de labeur et de piété.
Il meurt en 1888. Sa femme Marie lui survit 8 ans et finit par se suicider, accablée par
d’autres deuils, la maladie et par la l’angoisse de la disparition possible de 2 de ses enfants partis à la guerre de 14.
La ferme de La Chaup , future colonie Timon David .
A la mort de Jean Pierre, c’est l’aîné de ses garçons, Jean Baptiste, qui reprend la tête de la ferme. Celui-ci épouse Marguetite Manuel, originaire du Domaine près de Saint Bonnet.en 1909
Pour revenir au
sommaire des articles de Mr Servel : Cliquez ICI
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La famille Servel est bien connue au Glaizil. Elle a été longtemps propriétaire de la ferme de la Chaup qui est devenue ensuite la colonie Timon David, colonie
toujours ouverte en 2009. Mr François Servel m'a proposé dans un premier temps de raconter l'histoire de cette ferme vendue en 1953 .( 1er
article ).
Dans un deuxième temps Mr Servel a écrit un article sur sa famille intitulé : "Auguste Servel : un glaizialon en Louisiane". Cette histoire est typique d'une
famille du Champsaur, avec la guerre de 1870, des départs en Louisiane, des retours au pays, des joies, des drames....un 2eme article fort intéressant.
Puis dans un 3eme article, Mr Servel nous livre une perle exceptionnelle, à savoir un écrit 30 pages de son aïeul, Jean-Pierre Servel, sur la guerre de 1870 ! Ce
manuscrit a retenu toute l'attention des historiens car très détaillé sur la vie quotidienne des soldats, leur vécu, leur sentiment sur la hiérarchie, puis ensuite la captivité..... Donc un
article très bien écrit, à lire absolument pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de notre pays.
Voici donc le Sommaire des articles de Mr Servel.
1 / Histoire de la ferme de la Chaup ( future
colonie Timon David ). Cliquez
ICI
2 / L'histoire de la famille Servel au Glaizil Cliquez ICI
3 / Guerre de 1870 racontée par Jean-Pierre Servel ( un document exceptionnel) Cliquez ICI
AUGUSTE SERVEL, Un Glaizialon en Louisiane
Article écrit par Mr François Servel en mars 2009
1888. Jean Pierre Servel
( frère d'Auguste) et sa famille la veille de leur départ en Louisiane.
En fait les recherches autour de ce sujet, ont commencé peu après la mort de mon père, Edmond Servel (né en 1919 dans la ferme de Lachaup-+2005) qui, le premier, m'a raconté des bribes de ces histoires, et à qui cet article est dédié. Au même moment, mon fils Joseph Servel, semblait faire le choix de l'émigration en Californie. Il est revenu, mais cet article lui est aussi dédié.
La mémoire de l’émigration en Amérique est partagée par bien des familles du Champsaur. Dans la ferme de Lachaup, au Glaizil ont du être évoqués les souvenirs de plusieurs migrations. La première est celle d’Auguste Servel, puis celle de son frère, Jean Pierre Servel et son épouse Marie Chaix et leurs 5 enfants (à l’époque du voyage). Et enfin, celle de Joseph Servel , fils de Jean Pierre et Marie. Voici donc ce que la mémoire familiale et quelques recherches nous ont transmis.
Mes sources de départ ont été une édition privée du livre « Quatre siècles d’Histoire Familiale » (1960) écrit par Edmond Servel, dernier enfant de Jean Pierre et Marie, ainsi qu’une abondante correspondance de Joseph.
Grâce aux ressources d’Internet, de sites ou de forums d’histoire et de généalogie américaine, du site www.ancestry.com du site
www.ellisisland.org et
surtout de Mr Dwayne Montz, originaire de Saint James, qui m’a généreusement livré le maximum d’informations, issues d’ouvrages de souvenirs : « Gateway to Yesterday » ;
« The Saints of the River » de Claudia Montz Cambre et Etienne Cambre ainsi que « la Paroisse de Saint Jacques » de Leonce
Haydel, j’ai pu retracer quelques éléments de la vie de mon arrière grand oncle, émigré en Louisiane et « rencontrer » par hasard quelques
autres glaizialons ou alpins vivant en Louisiane dans le même village.
La ferme de la famille Servel au Glaizil ( cliché de 1908!) . Le batiment deviendra en 1953 la colonie Timon David qui fonctionne encore de nos jours. Vous pouvez
trouver un article sur cette colonie en regardant tout à fait en haut et à gauche dans la liste "catégorie".
A partir de quelques pièces d’un puzzle, trouvées ça et là, j’ai essayé d’en trouver d’autres et de les assembler. Mais ils m’en manquent encore beaucoup. D’autres informations arriveront peut
être encore.
D’autres lectures sur le même thème, m’ont permis d’inscrire ces faits dans le cadre plus général de l’histoire de cette époque et de cette région :
« L'émigration des champsaurins en Amérique 1850-1914 » par Jean Pierre Eyraud
« La route réinventée. Les migrations des queyrassins aux XIX° et XX° siècles. Anne-Marie Granet-Abisset »
Auguste Servel fut le premier de la famille à migrer aux Etats-Unis. Il est né en 1846, dernier d’une fratrie de 4 enfants, composée de Mélanie (demi-sœur 1836-1892), de Rosette (1842-….) et de Jean Pierre (1844-1908) Son père exerçait à la fois le métier de paysan, ainsi que le métier d’instituteur ambulant. Sa mère meurt alors qu’il n’a que 2 ans. Nous ne savons pas (encore) la date de son départ, mais elle doit se situer entre 1867 et 1875
« Auguste s'était initié aux premières notions de la langue latine sous la direction de M. Jaussaud, curé du Glaizil. Entré au petit séminaire d'Embrun, il y fit de brillantes études. Plus tard, Mgr Berthet, évêque de Gap, qui avait été son condisciple, disait à Gustave "Quelle tête que votre oncle! Arrivé le dernier, il enlevait au bout de l'année tous les prix de sa classe."
La présence d'Auguste au petit séminaire d'Embrun, lisons-nous toujours dans les notes de Gustave, provoqua deux visites de Jean Pierre à son frère»
Une première fois, il enfourcha le cheval de la maison, fit étape à Savines ou il coucha; le lendemain, il était à Embrun. Retour par le même moyen.
Le second voyage eut pour motif une maladie d'Auguste. Pour accomplir sa randonnée, Jean Pierre n'eut que l'appui de ses jambes. Au retour, il fit monter son frère dans la diligence et régla son pas sur la marche de la voiture.... A citer, pour mémoire, aux nouvelles générations peu coutumières de telles performances."
Que devint Auguste par la suite? Finies ses études classiques, il entra au grand séminaire de Gap, alors surabondamment peuplé. Or il arriva qu'un Père Jésuite, venu pour prêcher la retraite des séminaristes, les emballa à tel point qu'une bonne dizaine d'entre eux demanderont à entrer dans la Compagnie. Auguste Servel était du nombre.
II commença son noviciat "à Yzeure, je crois" note Augusta, mais ne le termina pas. Que s'était-il passé? Mystère.
Revenu au pays, il reste quelque temps à la maison. Mais.une nuit, disparaît, laissant à son père ce simple billets "Je vais tenter fortune en Amérique, et dès que je le pourrai, je vous rendrai l'argent que j'ai pris." ce qu'il fera exactement plus tard.'
Par quelles aventures passa-t-il en Amérique? Nous savons qu'il débuta comme marchand colporteur. Quelques années pourtant après son départ il annonçait qu'il avait finalement une position stable, comme gérant d'une exploitation de canne à sucre en Louisiane, sur les bords du Mississippi. L'endroit s'appelait St Jacques. Le propriétaire, M. Millet, apprécia si bien sa collaboration qu'il lui donna en mariage sa fille Anastasie, son unique héritière • '
Et voilà Auguste Servel propriétaire d'une riche plantation... et des nègres qui y travaillent dans un semi-esclavage » Extrait de quatre siècle d’histoire familiale.
(Quatre siècles d’histoire familiale. P 25-26)
USA :
ouvriers agricoles Champsaurins . (Cliché Mr Faure Robert avec autorisation )
La mémoire a déformé la réalité, car il semble bien qu’Auguste a lui-même acheté cette plantation, et qu’Anastasie
Millet, qu’il épouse en 1876, avait de nombreux frères et sœurs ...................................
http://www.geocities.com/gee_38/GRAM.html
Auguste Servel se marie aux états Unis avec Anastasie
.
Anastasie fait partie d’une famille Cajun, descendant donc des Acadiens déportés de force du Canada lors du Grand Dérangement au XVIIIème siècle.
-Jean Jacques Auguste
SERVEL est né le 1er Janvier 1846 au
Glaizil, Hautes-Alpes, FRA. Il est mort le 2 Mars1898 en Louisiane. Il est enterré à St Peter Cemetery, Reserve, Louisiane. Auguste s’est marié à Anastasie MILLET le 23 Oct. 1876 à St Michael
Church, Convent, Louisiane .
-Anastasie MILLET est née vers 1857 en Louisiane. Elle est morte le 17 Oct. 1914 à la Nouvelle Orléans Louisiane.
Ils eurent les six enfants :
1 / Jean Victor Marius SERVEL est né le 9 Jan 1877 à St James Parish, Louisiane. Il fut baptise le 7 Mars1877 à l’église St Michael, Convent,
Louisiane. Il est mort avant 1900.
2 / Melanie SERVEL est née le 3 Mar 1880 à St James Parish, Louisiane. Elle fut baptisée le 14 Avril 1880 à l’église St
Michael, Convent, Louisiane. Elle est morte avant 1900.
3 / Victoire SERVEL est née le 12 Dec 1881 à St James Parish, Louisiane, fut baptisée le 12 Février 1882 à l’église St Michael, Convent, Louisiane. Victoire épousa Harry S CUNNINGTON le 22 Juin 1901 à St James Parish, Louisiane.
De ce marriage naquirent Harry Cunnington et Lawrence Cunnington
4 / Louise Augusta SERVEL est née en Oct 1887. en Louisiane. Elle fut baptisée à l’église St Peter, Reserve, Louisiane. Louise
épousa Thomas Wistar FERRELL le 11 Jan 1906 à la Nouvelle Orléans, Louisiane.
5 / Louis Alfred
SERVEL est né le 15 Avril 1889 à Gramercy, St James Parish, Louisiane. Il fut baptise le 16
Mai 1889 à l’église St Michael, Convent, Louisiane. Il est mort le 27 Oct 1923 à Bexar Co, Texas. Il est enterré au Cimetière National d’Arlington, Virginie.
6 / Mathilde Anastasie
SERVEL est née en février 1892 in Louisiane. Elle fut baptisée à l’église St Peter, Reserve,
Louisiana. Elle est morte le 14 Mars 1913 à la Nouvelle Orléans.
Après une carrière de colporteur, Auguste achète en 1880 la propriété: « Golden Grove Plantation »
située sur les rives du Mississipi et qu’il revendra en 1895 (flèche rouge) Cette carte cadastrale est antérieure à cette époque et date de 1858. Le village actuel s’appelle Gramercy et se situe
à Saint James Parish (les parishes ou paroisses sont les circonscriptions administratives de la Louisiane équivalentes à nos cantons. Dans le reste
des Etats-Unis, on les appelle les counties).. Dans l’une des pages suivantes de « The Saints of
the River » (p 62) est mentionnée l’une des origines possibles du nom de ce village : mariée à Jean Jacques Auguste SERVEL le 23 Oct. 1876 à l’église St Michael, Convent, Louisiane.
….« Auguste Servel était un français bien éduqué ayant étudié en vue de la prêtrise. Lui aussi devint riche. Sa plantation était située à Saint James Parish. C’est lui qui donna un terrain pour établir une installation sucrière. Pour exprimer leur gratitude pour ce don généreux, les récipiendaires baptisèrent le lieu « Grand Merci » Par la suite le nom fut déformé et anglicisé en « Gramercy » Ce sont les faits réels même s’ils n’ont jamais été mentionnés tels quels. » (The Saints of the River p 62. Claudia Montz-Cambre & Etienne Cambre)
Après Gueydan, ce serait donc la deuxième agglomération de Louisiane dont le nom aurait quelques liens avec le Champsaur, mais cette étymologie est en contradiction avec celle développée dans http://www.geocities.com/gee_38/GRAM.html
En 1888, Auguste invite son frère Jean Pierre et sa famille à s’installer à Saint James et lui propose un emploi d’intendant dans sa plantation de canne à sucre.
Jean Pierre, sa femme Marie Chaix et leurs cinq enfants embarquent donc au Havre le 11 décembre 1888.
Jean Pierre
Servel , Marie Chaix son épouse et leurs 5 enfants . Cette photo a été prise la veille du départ pour la Louisiane . Seule Mélanie Servel , la
soeur de Jean-Pierre , ne partira pas .
« Entre temps Jean Pierre Servel s’était lancé dans la politique locale : en 1879, il devenait maire du Glaizil. Mais il était d’une nature trop droite pour ne pas
blesser certaines avidités. Fatalement, il se fit sinon des ennemis, du moins des adversaires, et sa sensibilité en souffrit beaucoup. Divers contretemps étant venus, par ailleurs, embrouiller
ses affaires, une sorte de dégoût commença à l’envahir, et en juin 1887, il quitte la mairie.
« Or, note Augusta, depuis longtemps son frère Auguste, installé dans la prospérité en Louisiane, multipliait ses appels pour que son frère aille le rejoindre avec sa famille. Il lui ferait une situation avantageuse, où il aurait moins à peiner que sur les chiches terres du Glaizil, et pourrait envisager un bel avenir pour ses enfants. L’offre était tentante, bien qu’elle comportât quelques risques. Maman, voyant que mon père était dans le marasme, se dit que ce serait un bon moyen d’en sortir. Le voyage fut décidé ».
La grande aventure. Suivons ici le récit de Gustave qui participa à l’incroyable équipée.
« C’est à la fin de 1888 qu’eut lieu cet exode. J’avais alors cinq ans et demi. Au moment du départ, désolé de voir couler les larmes de Tante Mélanie qui restait seule à la maison, je résolus d’y renoncer pour rester avec elle. On fut obligé de me rechercher.
« Père, mère et cinq enfants, dont le dernier, ma petite sœur Mélanie, n’avait que quelques mois, s’embarquèrent au Havre , à bord du Normandie, précise, Augusta).
On débarqua à New York, et là on faillit perdre le petit Jean-Baptiste. Est-ce dans le hall de la douane ou à la gare du chemin de fer que l’on prit pour se rendre en Louisiane ? Toujours est-il que le petit bonhomme avait consigne de tenir fermement le jupon maternel. Tout va bien un moment. Mais voici qu’une foule se déverse dans la salle. Brouhaha, bousculade. Jean tient bien une robe, mais au bout d’un instant, la personne qui se sent retenue par ses vêtements se retourne interloquée, et Jean ne reconnaît pas sa mère. L’affaire s’arrangea, et la maman de Jean qui avait eu un instant d’atroce émotion, retrouva son garçonnet.
« Bien des détails de ce voyage, continue Gustave, sont restés figés dans ma mémoire. J’ai encore la vision assez nette d’une maison bâtie sur pilotis au milieu d’une vaste plaine et à quelques centaines de mètres du Mississipi roulant ses eaux sillonnées d’embarcations de toute espèce. De mon précoce et très bref séjour en Louisiane, j’ai aussi gardé une impression de nostalgie et de tristesse. C’était un effet de l‘atmosphère de la famille. »
« Auguste avait bien tout prévu pour recevoir son frère (1) et comme le note Gustave, une jolie maison de quatre pièce l’attendait.
« Connaissant les sentiments religieux de son frère, Auguste vint éveiller les nouveaux venus, au lendemain de leur arrivée, en chantant le Te Deum. .Malheureusement cette expression religieuse ne correspondait plus à ses sentiments profonds. Jean ne tarda pas en s’en apercevoir ; d’où entre les deux frères, une certaine gêne qui ne tarda pas à éclater au grand jour.
Intendant de son frère, Jean Pierre à la charge de surveiller une immense plantation de canne à sucre. Un nombreux personnel de Noirs encore en demi-esclavage, y est employé. Un jour Jean Pierre entend des cris. Il accourt est se trouve devant son frère rouant de coup un pauvre Noir, coupable de quelque petit larcin ou de paresse. Jean Pierre bondit, arrête son frère. Le Noir déguerpit. Blême de colère, Auguste dit alors « Qui est le maître ici ? » -« C’est toi, reprend Jean Pierre, mais il est un autre Maître au dessus de toi qui te défend de traiter un homme comme une bête de somme.»
Le soir, Jean Pierre et sa femme tiennent conseil, pendant que dorment les enfants. Auguste n’est plus le jeune homme pieux d’autrefois. Ses enfants ne sont pas élevés comme les leurs. L’école est très loin, et pour se rendre à l’église la plus proche, le voyage aller et retour en voiture prend une journée entière. Comment élever une famille dans ces conditions ? Le retour fut décidé.
Auguste, qui avait payé le voyage France-Amérique, s’était engagé à payer le retour en cas de non convenance. Beau joueur, il retint à la famille de son frère une place sur un bateau au départ de la Nouvelle-Orléans.
L’aventure n’avait duré, voyage compris, que trois mois.
On arriva à la Guinguette, le 2 février 1889, par une tempête de neige effroyable. Tante Mélanie avit envoyé du Glaizil un traineau sous la conduite d’un voisin bénévole. Le traineau ne suffisant pas à transporter bagages et voyageurs, Gustave fit le trajet de la Guinguette au Glaizil dans un sac sur le dos d’un brave homme venu à leurs devants.
On retrouva à la maison natale la bonne tante Mélanie pleurant encore, mais de joie cette fois.
En 1897, Auguste reviendra au pays, il y sera reçu avec joie.
(1) à Saint Jacques. Actuellement Saint James est une petite ville sur le Mississipi, à quelques kilomètres de la Nouvelle Orléans. Me trouvant en 1951 sur la place de la cathédrale de la Nouvelle Orléans, je ne fus pas peu surpris de voir passer un énorme camion d’une fabrique de réfrigérateurs portant en grosses lettres le nom de la firme SERVEL. S’agirait-il de quelque cousin issu d’Auguste Servel ? En vain, je fis des recherches aux archives de Saint James. La famille Servel à disparu du pays. »
((Quatre siècles d’histoire familiale. P 40-41. Edmond Servel)
Auguste Servel meurt en 1898. Lors du recensement de 1900 sont mentionnés à la Nouvelle Orléans les noms
de sa femme et de ses quatre enfants encore vivants :
Seules Victoire et Louise se marièrent. Nous ne savons pas si Louise et son mari eurent des enfants.
Louis Alfred, ne s’est pas marié et n’a pas eu d’enfant. Il a combattu pendant la guerre de 14-18 (en fait en 17-18 pour les Américains). Même s’il y a des chances pour qu’il se soit battu en France, il ne semble pas qu’il ait tenté un pèlerinage au village natal de son père, car l’abondante correspondance familiale que nous conservons en aurait gardé la trace. Bien que mort au Texas, il est inhumé au Arlington National Cemetery, cimetière des vétérans et personnalités américaines. Il exerçait la profession d’électricien.
Tombe d’Auguste Servel et de sa famille au cimetière Saint Peter, Reserve, Saint John the Baptist Parish, Louisiane
Extrait du 20ième recensement de la population, mentionnant, Anna Servel, Victoire, Louise, Louis et Mathilde.
Voici quelques extraits en anglais du livre de souvenirs écrit par Mme Claudia Montz Cambre et Mr Etienne Cambre, habitants de Saint James, où sont mentionnés les noms d’Auguste et de membres de sa famille
Découverte d'une autre famille de Glaizialons lors de mes recherches
.
Ces recherches m’ont permis de découvrir d’autres Glaizialons installés au même endroit, ainsi que d’autres alpins.
François Brunet et sa sœur Victoire
Brunet, cousins d’Auguste, tous deux natifs du Glaizil qui ont fait souche à Saint James, et qui sont devenus beau frère et
belle sœur d’Auguste, puisqu’ils ont épousé une sœur et un frère d’Anastasie Millet, la femme d’Auguste.
Donc deux familles:
1ere famille :
1 / François BRUNET est né en Oct 1851 à St Firmin, Hautes-Alpes, FRA. Il est mort le 24 Jan 1931 à St John Parish, Louisiane.
François s’est marié à Philomene MILLET le 29 Juin 1882 à l’église St Michael Convent, Louisiane.
Philomene MILLET was born about 1862 in Louisiana. She died before 1900. Philomene married Francois BRUNET on 29 Jun 1882 in St Michael Church, Convent, Louisiana.
Ils eurent les enfants suivants.
1 /Pierre BRUNET né en Nov 1883. Baptisé à l’église St Peter, Reserve, Louisiana.
2 / Paul BRUNET né le 12 Dec 1885 à St James Parish, Louisiane. Baptisé le 22 Fév 1886 à l’église St Michael , Convent, Louisiane.
3 / Felix BRUNETné le 15 Juil 1887. Mort le 12 Juil
1931
4 / Ernest BRUNET né en Oct 1890 in Louisiane.
5 / Jean BRUNET né en Jan 1893 in Louisiane.
2em famille
Aristide MILLET né en Oct 1865 en Louisiane. Mort le 16 May 1918 à St James Parish, Louisiane. Marié à Victoire BRUNET le 25 Sep 1884 à
l’église St Michael , Convent, Louisiane.
Victoire BRUNET née en Nov 1866 au Glaizil, Hautes-Alpes, FRA. Mariée à Aristide MILLET le 25 Sep 1884 à l’église St Michael , Convent, Louisiane.
Ils eurent 5 enfants :
1 / Reynaud MILLET né le 13 Fév 1885 à St James Parish, Louisiane. Baptisé le 23 Fév 1885 à l’église St Joseph ,
Paulina, Louisiane.
2 / Rene MILLET né le 9 Sep 1886 à St James Parish, Louisiane. Baptisé le 25 Oct 1886 à l’église St Michael , Convent, Louisiane.
3 / Sidney MILLET né en Sept 1891 en Louisiane.
4 / Rene MILLET né le 25 Sep 1892 à St James Parish, Louisiane. Baptisé le 30 Sept 1892 à l’église St Joseph , Paulina, Louisiane.
5 / Albert MILLET né en Dec 1896 en Louisiane.
Dans ces recherches, j’ai également découvert un personnage natif du Glaizil, arrivé un peu plus tard, et vivant dans la paroisse voisine, Reserve (Saint John the Baptist Parish). Il s’agit de Jean Martin Eyraud, prêtre l’église Saint Peter , né en 1880. Apprécié par ses paroissiens et sa hiérarchie, il est depuis quelques années l’objet d’une enquête en vue d’une béatification. Après François de Bonne, une nouvelle personnalité célèbre au Glaizil !
En me risquant à une sommaire réflexion sur ce phénomène migratoire du Champsaur, je crois pouvoir dire qu’il concernait surtout les cadets ou benjamins des familles. L’aîné masculin, même si le droit d’aînesse était aboli depuis la Révolution, bénéficiait du privilège de conserver pour lui seul la ferme. Dans un autre cas de ma famille, un cadet est parti en Californie, la rage au cœur envers l’aîné de ses frères, qui ne lui avait pas laissé d’autre choix que de partir. Ce ne sont donc pas seulement directement des raisons économiques ou démographiques, mais tout un système social et culturel qui a favorisé cet exode assez massif. Dans le site www.ellisisland.org , on peut lister les passagers des navires transatlantiques au départ du Havre (et autres ports), la proportion importante de voyageurs originaires du Champsaur est visible. Peut-être faudrait il croiser les archives d'Ellis Island et celles de l'état civil du Glaizil http://www.archives05.fr/arkotheque/etat_civil/index.php , pour vérifier cette hypothèse ?
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